Ce mardi 19 août 2025, la Maison des Jeunes de Kipé s’est transformée en haut lieu de célébration artistique à l’occasion de la Journée Mondiale de la Photographie. L’événement, orchestré par l’Office National de Cinématographie de Guinée (ONACIG) en partenariat avec l’Union des Photographes Professionnels de Guinée, a mis en lumière le rôle stratégique de l’image dans la promotion du patrimoine culturel et touristique du pays.
Dans son allocution d’ouverture, Ahmed Sékou Traoré, président de la délégation spéciale de Ratoma, a salué le choix de sa commune comme cadre de l’événement. Il a souligné la transformation de Ratoma en un espace attractif, propice à l’expression photographique : « Ratoma a de quoi être photographiée, elle attire et séduit visiteurs et autres. »
Intervenant, Lamine Sylla, président de l’Union des Photographes Professionnels de Guinée, a ouvert son discours par une minute de silence en mémoire des photographes disparus. Il a ensuite rappelé la puissance de la photographie comme art et mémoire sociale, tout en plaidant pour une meilleure organisation du secteur à travers la création d’une fédération professionnelle.
ONACIG : gardien de la mémoire visuelle nationale
Amara Traoré, directeur général de l’ONACIG, a dévoilé les chiffres impressionnants du secteur : 750 professionnels, 10 500 amateurs et plus de 5,5 millions de pratiquants occasionnels. Il a annoncé la création d’une photothèque nationale et d’une salle d’archives pour préserver les 4 500 clichés historiques du pays, avec une ambition de modernisation selon les standards internationaux. Des formations et des certificats de reconnaissance sont également prévus pour valoriser les talents du secteur.
Le ministère appelle à l’unité et à l’innovation
Le ministre de la Culture et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a officiellement lancé la journée en insistant sur la nécessité de formation continue et d’adaptation aux nouvelles technologies. Il a salué la capacité de la photographie à créer des ponts, rapprocher les peuples et construire des univers. Face aux défis posés par les smartphones et l’intelligence artificielle, il a encouragé la structuration du métier.
Un prix national pour récompenser l’excellence
Au nom du Président de la République, le ministre a annoncé la création du Prix spécial des 67 meilleures photographies de Guinée, qui sera remis le 1er octobre 2025, à la veille de la fête de l’indépendance.
La journée s’est achevée par une exposition riche en couleurs, des panels de réflexion et la présentation du projet WOFAMATO, illustrant les mutations de la Guinée sous l’ère du CNRD.
La photographie guinéenne, entre tradition et innovation, s’impose comme un levier essentiel du développement culturel et touristique. Chaque image devient un récit, une mémoire, une projection vers l’avenir.
Mouctar Kalan Diallo











































