Votre quotidien en ligne s’est donné la peine, non, on allait dire le devoir afin de pointer du doigt sur le silence coupable que fait montre l’opinion face à l’état de santé du journaliste émérite de la radio nationale, Odilon Théa. Un fait que nous qualifions de turpitude et qui malheureusement n’honore nullement pas la République.
C’est la raison pour laquelle, notre rédaction a trouvé utile, non pas pour revenir sur le passé de l’homme. Nous n’avons pas cette prétention, ne connaissant pas suffisamment cet acteur de médias, l’âge fait défaut. Au contraire, par cette tribune, nous voulons pouvoir, on l’espère vivement, attirer l’attention du grand public, notamment les décideurs, voire des personnes de bonne volonté sur l’état physique de cette sommité du paysage médiatique guinéen.
Ces quelques brides d’émissons et d’interviews de l’homme, nous permis d’avoir un pan et suffisant sur le parcours de l’homme.
Et lorsque nous suivions, il y a quelques semaines, un reportage sur les ondes de la radio nationale. Cette fois, non pas pour revenir sur le bon vieux temps du paysage médiatique, mais sur l’état physique dégradant d’Odilon Théa. Chose normale, en tant qu’être humain et surtout au soir de son âge. Mais le gros hic, qui a certainement tiqué plus d’un, d’avoir démarché sans succès.
Dans ledit reportage de la radio nationale, ce dernier, dans une voix à peine audible est revenu sur sa mésaventure dans sa quête de pouvoir retrouver son équilibre, mais en vain. Selon ses dires, il aurait mené des consultations, la pathologie diagnostiquée, mais son traitement demande de moyens, dont-il n’en a malheureusement pas. Une personnalité de la place, l’aurait promis de l’aide à se faire soigner à l’extérieur. À la surprise générale, rien n’y fait. En l’absence d’un bon samaritain, l’octogénaire a décidé de rejoindre la terre qui l’a vu naître dans le sud-est du pays, N’Zérékoré.
Un fait qui pourtant n’étonne visiblement personne. Nous sommes en République de Guinée, où, la République oublie carrément ses filles et fils qui ont rendu dignement service à la nation.
À l’image d’Odilon Théa, bien d’autres se meurent à petit feu sans aucune attention. Et pourtant, ces derniers ont honoré la patrie sans crier gare.
Le mieux qu’on puisse faire, ce, pour le bien de la République, c’est ne serait-ce qu’une petite attention. En le faisant, la nation toute entière est honorée et l’on permet nos filles et fils qui ont valablement servi le pays de tirer leur révérence dignement.
A-Tchol pour Billetdujour.com