Cet extrait est du nouveau  Directeur Général de l’Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Saisis et Confisqués (AGRASC), Mohamed Diawara. Jusque-là, président du Tribunal du Travail. Comme vous pouvez le comprendre, il l’a été déclaré à l’occasion de la passation de service qui a eu lieu, ce jeudi 23 octobre au siège de ladite institution, situé en face du port conteneurs, commune de Kaloum. 
À cet effet, après l’intervention du Directeur Général sortant Alpha Seny Camara, il est revenu à celui entrant de prendre la parole en ces termes:
« D’entrée, je voudrais tout d’abord, rendre grâce à Dieu, le Tout-Puissant, pour la vie, la santé et la force qu’il m’accorde chaque jour, ainsi que pour l’immense faveur de me confier cette noble responsabilité à la tête de l’Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Saisis et Confisqués (AGRASC).
Je lui demande de m’accorder la sagesse, la droiture et la persévérance nécessaires à l’accomplissement de cette mission, dans un esprit de justice et de service à la Nation.
En ce 23 octobre 2025, je prends officiellement fonction en qualité de Directeur Général de l’AGRASC, avec humilité, fierté et un profond sens du devoir », a d’emblée introduit le nouveau DG de l’AGRACS.
Puis, Mohamed Diawara de faire remarquer: « Je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance à Son Excellence, le Général Mamadi Doumbouya, Président de la République et Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, pour la confiance renouvelée en ma modeste personne.
J’adresse également mes sincères remerciements à Monsieur Yaya Kaïraba Kaba, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, pour son accompagnement constant, sa clairvoyance et son engagement en faveur d’une justice indépendante, crédible et au service du peuple.
Je n’oublie pas d’associer à ces remerciements les membres du Conseil Supérieur de la Magistrature, mes maîtres, mes collègues, mes amis et toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à mon parcours professionnel et moral.
J’ai aussi une pensée nourrie pour toute la famille judiciaire de Guinée, qui œuvre inlassablement pour la consolidation des acquis propres à l’Etat de droit.
Ma reconnaissance particulière va à mes parents, mon épouse et à mes enfants, pour leur patience, leur compréhension et leur soutien constants, dans les moments où le service public exige des sacrifices personnels. »
Dans la même veine, l’ex Président du Tribunal du Travail d’assurer: « Je m’engage à poursuivre l’œuvre accomplie à date au sein de l’AGRASC, dans un esprit de continuité, de loyauté et de collaboration, tout en apportant ma modeste contribution au développement et à l’efficacité de notre institution commune….
L’AGRASC occupe une place essentielle et éminemment stratégique dans le dispositif judiciaire, financier et économique de notre pays », a-t-il déclaré.
Avant de préciser ceci: « Instituée par les articles 964, 965 et suivants du Code de procédure pénale, elle a pour missions :
-d’assurer la gestion des biens saisis, confisqués ou faisant l’objet de mesures conservatoires au cours des procédures pénales ;
-de centraliser la gestion des sommes saisies sur tout le territoire national ;
-de procéder à l’aliénation ou à la destruction des biens confisqués, conformément aux décisions de justice ;
-et de garantir la traçabilité et la transparence dans la gestion des avoirs issus des procédures judiciaires.
L’Agence joue également un rôle de soutien technique et juridique auprès des juridictions pénales, tout en contribuant activement à la prévention et à la répression de la délinquance économique et financière.
L’AGRASC, prévue par la loi 060 du 26 octobre 2016 n’a pu être opérationnelle qu’en 2023, et ce, grâce au soutien affirmé et à la vision éclairée du Chef de l’Etat, le Général Mamadi Doumbouya.
Notre mission collective est de la rendre plus performante, plus transparente et plus utile à la Nation.
L’Agence doit être un outil d’efficacité, de rigueur et d’intégrité, garantissant une gestion exemplaire des biens saisis et confisqués, dans le respect de la loi et de l’intérêt public.
Elle doit aussi contribuer à renforcer la confiance des citoyens dans la justice, conformément aux orientations de la politique de refondation et à faire de la saisie et de la confiscation, un véritable instrument de réparation, de dissuasion, de restitution, s’il y a lieu, et de justice sociale. »
« Je mesure la grandeur de la tâche qui m’attend. C’est pourquoi, je m’engage à exercer mes fonctions avec loyauté dans le respect des valeurs de la refondation et de l’éthique du service public. »
Le Magistrat de conclure: « Je veillerai à :
•consolider la gouvernance interne de l’Agence ;
•renforcer la formation continue du personnel ;
•moderniser les outils de suivi, de gestion et de valorisation des avoirs saisis ;
•et développer des partenariats dynamiques, tant au plan national qu’international, pour accroître la crédibilité et la portée de l’AGRASC.
S’agissant des axes stratégiques, je veillerai à :
-Améliorer le fonctionnement de la Direction exécutive et renforcer la gouvernance exercée par le Conseil d’Administration de l’AGRASC ;
-Diversifier les sources de financement afin d’accroître l’autonomie financière ;
-Développer des formations spécifiques pour renforcer les compétences techniques et opérationnelles des acteurs de la chaîne pénale ;
-Assurer la déconcentration des activités et missions à travers la création d’antennes régionales et préfectorales ;
-Mieux impliquer, informer et sensibiliser les magistrats et les services de greffe auprès des juridictions ;
-Renforcer la confiance des justiciables dans l’institution judiciaire, notamment par la vulgarisation des missions et attributions de l’AGRASC ;
-Construire et asseoir une doctrine judiciaire qui privilégie les sanctions patrimoniales financières, mobilières et immobilières à l’encontre des auteurs d’infractions économiques et financières ;
-Mobiliser des ressources additionnelles pour renforcer les moyens d’enquête et d’investigation des services partenaires de l’Agence ;
-Soutenir et abonder le fonds d’aide juridictionnelle afin d’assister financièrement les victimes n’ayant pu obtenir réparation ;
-Créer une plateforme numérique accessible aux professionnels de la justice et aux justiciables….
Je suis convaincu qu’aucune réussite n’est possible sans écoute, sans concertation et sans collaboration dans un double élan de solidarité et de responsabilité.
C’est pourquoi, je déclare ici et maintenant, que je demeure ouvert à toutes les critiques constructives, observations et suggestions émanant de mes collaborateurs, des Institutions partenaires et de tous les acteurs engagés dans la même vision. C’est dans l’échange, la transparence et la responsabilité partagée que se construisent les Institutions solides et crédibles.
Je renouvelle mes remerciements à Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya.
Ensemble, unis dans l’esprit de discipline tourné vers un professionnalisme irréprochable et inspiré par les valeurs d’intégrité et de dévouement, nous ferons de l’AGRASC une Institution d’excellence, au service de la justice, de la transparence et de la refondation », a-t-il déclaré.
A-Tchol pour Billetdujour.com