Nous ne pouvons que faire des supputations dans ce sens, puisqu’en réalité, pour beaucoup, le judiciaire, en dépit de la séparation du pouvoir, serait instrumentalisé par l’exécutif, à tout bout de champs. Et donc, cette mesure du port de bracelet par celles ou ceux qui ont enfreint à la loi ou qui vont l’enfreindre, pourrait-être décider, dit-on, non pas par ceux qui sont censés interpréter la loi, mais ceux qui détiennent le pouvoir.
Cela étant, va-t-on proposer des bracelets aux barons du régime déchu d’Alpha Condé. Nous pouvons notamment citer, l’ancien Premier ministre, Ibrahima Kassory, Fofana, mais également l’ancien président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, l’ancien secrétaire général de la présidence de la République, ministre d’État à la défense nationale, Mohamed Diané, celui de l’Enseignement pré-universitaire, Ibrahima Kourouma… Accepteront-ils lesdits bracelets, afin de pouvoir regagner leurs domiciles respectifs? Rien n’est moins sûr.
Ces dignitaires du régime du Troisième mandat pourront, estimer que porté un bracelet serait un autre déshonneur vis-à-vis de leurs personnalités et de leurs familles. Ils préféreront, rester entre les quatre murs de la maison centrale de Conakry que de sortir de là avec un bracelet au pied.
En tout état de cause, à l’image des centres pénitentiaires modernes, les autorités en charge de la justice veulent eux aussi à leur tour, expérimenter l’adoption du port de bracelet par ceux qui sont en porte-à-faux avec loi. C’est en tout cas, ce qu’avait annoncé le garde des Sceaux, ministre en charge de la Justice et des droits de l’homme guinéen, Yaya Khaïraba Kaba.
Il reste bien entendu de savoir: comment vont-ils s’y mettre et avec qui.
A-Tchol pour Billetdujour.com





































