C’est le moins qu’on puisse dire ou écrire. Ce jeudi 4 décembre, les membres de l’Ong Stat Views International ont rendu public, les résultats des sondages menés au sein de la population guinéenne. La santé, l’insécurité alimentaire, l’éducation, l’agriculture, crime et sécurité, instabilité politique, tensions, coût de la vie, chômage ont été entre autres priorités soumis à une partie de la population guinéenne. La Maison de la presse de Guinée a servi de cadre pour mettre les résultats desdits sondages aux acteurs de médias et par ricochet le grand public.
”Élection présidentielle du 28 décembre 2025: Priorités des citoyens Guinéens selon les sondages afro-baromètre”, a été le thème de la conférence.
Prenant la parole pour la circonstance, le directeur général de l’Ong Stat Views International, le
Dr Aliou Barry a fait remarquer ceci : “Nous avons essayé, dans un premier temps, de voir quelles sont les cinq priorités de la Guinée et donc mettre cela à la connaissance de tous les candidats qui sont en train actuellement de compétir pour être élu président de la République de Guinée. Ce que nous avons remarqué, c’est que l’eau devient la première priorité avec 57%. Cela veut dire que c’est le problème qui se pose partout dans le pays, naturellement avec acuitié dans les régions”, a introduit le Directeur général de Stat Views International.
Aliou Barry de poursuivre que les infrastructures routières viennent en deuxième priorité, puis la santé en troisième : “50% des Guinéens disent que les routes sont une priorité. Vous avez en troisième position la santé avec 36%. L’électricité vient donc en quatrième position, mais il faut préciser que l’électricité est la priorité, des priorités à Conakry, c’est-à-dire que c’est la première priorité ici (Conakry, ndlr). Et même si elle est la quatrième au niveau national, à Conakry, elle émerge comme étant la première priorité”, a-t-il précisé.
“Ce qui nous a aussi marqué et qu’on n’a pas l’habitude d’enregistrer parmi les priorités que nous avons souvent l’habitude de recenser, c’est la famine, l’insécurité alimentaire. Mais cette fois-ci, en tout cas d’après les enquêtes, l’insécurité alimentaire fait partie du top 5 des priorités des Guinéens, c’est-à-dire que les Guinéens ont faim, et particulièrement dans la zone spéciale de Conakry, où l’insécurité alimentaire a été citée par 40% des citoyens de Conakry. Vous avez d’autres priorités qui apparaissent, qui ne sont pas des priorités, on pourrait dire, assez visibles au niveau national, mais qui sont des priorités très tangibles au niveau des régions. C’est le cas de l’éducation et du chômage. Le chômage a été particulièrement cité à Conakry, et l’éducation est une préoccupation particulière dans les régions de Faranah et de N’ZéréKoré. Nous avons été aussi étonnés de constater que dans la région de Mamou, on ne sait pas pourquoi, on n’a pas les explications, mais dans la région de Mamou, l’insécurité est une préoccupation majeure, parce qu’elle fait partie des cinq priorités”, a déclaré le Dr Aliou Barry.
Sur la même lancée, il est revenu cas par cas au niveau des régions administratives: “Dans la région de Boké, la priorité numéro un, c’est la santé. Les citoyens sont en tout cas préoccupés. C’est vraiment une particularité. Ensuite les routes, puis l’eau, vous avez le chômage et la famine aussi, donc la faim.
À Kindia, c’est l’eau d’abord. Ce sont des routes, c’est l’électricité, c’est la santé, et puis la famine vient en dernière position. Pratiquement pour Kindia, on pourrait dire que c’est le schéma typique pour l’ensemble du pays. Quant à la région de Mamou, il y a une très grande différence entre la première priorité et les autres. Les routes c’est à 40%, l’eau à 71%, ensuite vous avez la santé, vous avez la famine, et vous avez l’insécurité”, a-t-il indiqué.
“Vous avez la région de Labé, ce n’est pas surprenant de voir que la priorité numéro 1 ce sont les routes. Heureusement que des travaux ont été lancés récemment pour refaire les routes entre Mamou et Labé dans la région. Et vous avez l’eau, l’électricité, la santé, vous avez l’éducation qui apparaît à la place de la faim. Au niveau des autres régions, le problème de l’éducation a été signalé comme étant la cinquième priorité. Dans la région de Faranah, c’est l’eau qui vient en première position. L’éducation devrait être la seconde priorité après le problème d’eau. Les routes viennent en troisième position, puis la santé l’électricité. Dans la région de Kankan, c’est l’eau et les routes, les deux se distinguent complètement.
À côté les routes. Ensuite vous avez l’électricité, la santé, vous avez la famine, donc la faim à Kankan aussi, ça vient en cinquième position. À N’Zérékoré, c’est l’eau, ce sont les routes, c’est la santé, c’est l’éducation qui s’invite là et puis vous avez l’électricité, donc l’éducation vient en quatrième position pour le cas de N’Zérékoré”, a souligné Barry.
Puis de conclure en ces termes :
“Dans toutes les régions qu’on a vues, les routes viennent en tout cas dans le top 3. C’est le cas de Boké, de Kindia, de Mamou, de Labé, Faranah, Kankan, N’Zérékoré, peut-être légèrement à Conakry, mais les autres régions, ça se pose avec acuité. Donc il y a la nécessité d’améliorer les routes pour la mobilité, l’accès au marché, aux services sociaux”, a conclu le directeur général de l’Ong Stat Views International.
A-Tchol pour Billetdujour.com




































