Alors que le riz, le pain et les tubercules alourdissent les budgets familiaux, Ousmane Gaoual Diallo, porte-parole du gouvernement, a détaillé vendredi les parades de Conakry face à la tempête des prix mondiaux. Pas d’arrêt brutal des hausses, mais un arsenal fiscal pour amortir le choc, sous l’égide du président Mamadi Doumbouya.
Les coupables ? Une demande galopante pour les céréales, où « humains et bétail se disputent le maïs », dixit Diallo. Pimentez avec la guerre Russie-Ukraine (céréales bloquées), les crispations au Golfe (carburant hors de prix) et les chaos portuaires. La tonne de blé ? De 130 à 700 dollars en un clin d’œil.
Bonne nouvelle pour le Guinéen lambda : le pain n’a bondi que de 3 000 à 4 500 GNF, un écart modéré. « Atténuer la progression, pas l’annihiler », martèle Diallo. Preuves à l’appui avec des mesures phares : Suppression des taxes douanières sur produits vitaux (riz, blé, pommes de terre), sauvant le sac de patates d’un pic à 600 000 GNF.
Fin des surestaries portuaires pour dégonfler les frais de retard. Allègement administratif aux douanes, traquant les coûts occultes. Pourtant, le porte-parole tempère : l’État est un « rempart », pas un stopper. Sans ces outils, l’inflation aurait été « dévastatrice ». Mais les citoyens attendent plus : une relance agricole locale pour briser la dépendance aux importations. Patience requise dans ce « typhon mondial ».
Pètinguèlè pour Billetdujour.com





































