La mort de Georges Anicet Ekane, l’activiste et soutien d’Issa Tchiroma Bakary, alors qu’il était en détention, a ému l’opinion camerounaise.

Elle a aussi révélé les divisions au sein de l’appareil au pouvoir, déjà miné par les guerres de clans autour de Paul Biya.

Le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, a fustigé, lors d’un échange informel avec une journaliste les « décisions prises (…) parfois sans consulter ceux qui pourraient avoir une autre approche ». Et il a ajouté que, s’il avait eu la main, il aurait « géré cette affaire autrement ».

Une sortie qui a créé des remous dans les cercles du pouvoir, interprétée comme une « faute politique » par ses rivaux.

Et la mort de George Anicet Ekane n’est pas la seule zone d’ombre.

Selon le récit de plusieurs cadres du Manidem, l’arrestation elle-même alimente ces soupçons.
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