Tempête politique en Guinée : les élections législatives et communales sont calées au 24 mai 2026, alors que les géants RPG-AEC/Rassemblement du peuple de Guinée, Arc-en-ciel et UFDG/ Union des forces démocratiques de Guinée restent barrés de la compétition. Cette purge ouvre un boulevard inattendu aux outsiders certifiés, comme l’UFR/Union des forces démocratiques, le PADES/Parti des démocratiques pour l’espoir… prêts à redessiner la carte politique du pays.

Aux dires de bons observateurs, ces dernières années, le pouvoir en place a sorti l’artillerie lourde contre les “grands” partis pour « non-conformité », suspendant RPG-AEC et UFDG.

Octobre dernier, le gouvernement à travers le département de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a rendu public l’officialisation de 51 nouvelles formations, dont les figures montantes : UFR piloté par Sidya Touré, PADES d’Ousmane Kaba, PUP de Fodé Bangoura et GDE/Guinée pour la démocratie et l’équilibre d’Aboubacar Soumah. Avec plus de 125 partis en lice, les ex-secondaires comme l’UFR flairent le bon coup dans l’absence des mastodontes.

Le scrutin mixte : uninominal-plurinominal, après référendum et présidentielle 2025, risque de pulvériser l’Assemblée nationale.

Les challengers en embuscade

L’UFR de Sidya Touré mise sur son ancrage urbain, le MoDeL/Mouvement démocratique libéral d’Aliou Bah (malgré sa détention) sur un renouveau interne percutant, le PADES sur ses réseaux locaux solides, le PUP sur son expérience refondée, et le GDE sur une présence discrète mais tenace. Ces acteurs, jadis dans l’ombre, deviennent du jour au lendemain l’élite autorisée à conquérir les urnes.

Bataille législative en vue urbaine

Aux législatives, UFR et MoDeL visent les sièges uninominaux dans leurs fiefs dans la capitale et en provinces, malgré une assise nationale modeste face aux absents.

La Direction des Élections prône l’inclusivité, mais les voix s’élèvent contre une Assemblée orpheline de ses piliers historiques. L’UFR fourbit ses armes avec une préparation intensive, promettant une fragmentation qui collera des coalitions à la sauce transition.

Communales : Le royaume des réseaux de base

Pour les mairies, le mode majoritaire local dope PADES et GDE dans les faubourgs ruraux et périurbains de Conakry. Sans UFDG (jusque-là deuxième force politique) ni RPG-AEC (ancienne mouvance présidentielle), les bulletins se dispersent, couronnant potentiellement des maires frais émoulus des listes certifiées. Alliances et porte-monnaie seront les rois de la partie, le GMD/Génération pour la modernité et le développement pro-Doumbouya guettant l’occasion.

Tension maximale : Mobilisation et doutes

Faible en militants de masse, ces partis flirtent avec l’échec, l’UFR les tacle déjà comme un « cheveu » électoral. La démission gouvernementale accélère la transition, gonflant les ailes pro-junte comme GMD ou UDRG/Union des démocrates pour la renaissance Guinée.

Légitimité en sursis, mais l’ONASUR/Office national autonome de supervision du référendum et des élections impose un cadre strict pour une paix des urnes. Ces petits loups sauront-ils mordre ou se faire dévorer ? Le 24 mai dira tout !

 

Tchotcho Kataco pour Billetdujour.com