Le coordinateur général de la Génération pour la Modernité (GMD), Amadou Oury Bah, a présenté ce lundi 23 février 2026 à Kaloum, le processus de structuration et de légalisation du mouvement. Il a précisé que les membres fondateurs refléteront la diversité culturelle et socio-économique du pays, issus de partis politiques, syndicats et société civile, tous ayant soutenu Mamadi Doumbouya lors de la présidentielle.
Le dépôt officiel du dossier est prévu la semaine prochaine, et il a rappelé que la qualité de membre fondateur n’ouvre pas automatiquement la voie à une candidature électorale. Face aux initiatives locales se réclamant de la GMD, il a réaffirmé que seule sa direction est habilitée à mandater la création de structures dans le cadre de la légalisation.
Mais avant même son existence légale, le mouvement est traversé par des luttes de positionnement. Porté par la victoire du président Doumbouya le 28 décembre 2025, la GMD peine à contenir les ambitions internes alors que se profilent les élections législatives et communales du 24 mai.
Sur le terrain, des bureaux locaux s’installent sans validation de la coordination nationale, alimentant rivalités et revendications. Des problèmes ont été signalés à Dixinn, Matam, …À Tougué par exemple, le directeur du FONIJ, Abdourahmane Baldé, a dénoncé des manœuvres autour de la structuration, poussant le Premier ministre à déclarer « nulles et non avenues » les initiatives non mandatées.
Ces tensions trouvent leur origine dans la stratégie d’élargissement du mouvement, qui appelle les alliés de la majorité présidentielle à se fondre dans une structure unique, au prix de la disparition de formations politiques établies. La mission confiée au gouvernement est de fédérer ces forces tout en maîtrisant les résistances locales.
L’enjeu est désormais d’éviter que les divisions internes ne fragilisent la GMD avant sa reconnaissance juridique, à quelques mois d’échéances électorales décisives.
Mobaillo Diallo





































