Le Clasico a encore tenu toutes ses promesses dimanche en finale de la Supercoupe d’Espagne. Le FC Barcelone s’est offert le trophée en dominant le Real Madrid en Arabie saoudite (3-2) avec notamment un doublé de Raphinha.

Les sept buts marqués la saison passée (victoire 5-2 du Barça) n’ont pas été égalés, mais en terme d’intensité, le finale de la Super Coupe d’Espagne version 2026, à nouveau remportée par le FC Barcelone face au Real Madrid (3-2), a encore atteint des sommets. En termes d’occasions, de rebondissements, de gestes spectaculaires et de suspense. Il y a tout eu, comme souvent dans les confrontations avec ces deux clubs. Et comme souvent ces derniers temps, le club catalan en est sorti vainqueur. C’est la troisième fois en quatre ans qu’il remporte ce trophée disputé en Arabie saoudite.

Le film du match
Pour ce quatrième Clasico consécutif en finale, il a fallu attendre la fin de la première période pour voir les débats réellement s’animer. Après une première occasion manquée par Raphinha (35e), le Brésilien a donné l’avantage aux siens d’une frappe croisée (36e). Le début d’un festival d’occasions des deux côtés, conclu par trois nouveaux buts avant la mi-temps. Etincelant, Vinicius s’est joué de Jules Koundé pour égaliser (45e+2) avant que Robert Lewandowski ne lui réponde avec finesse (45e+4). On pensait le Barça basculer en tête à la pause. Mais c’était sans compter sur la nouvelle réaction d’orgueil des Madrilènes qui ont à nouveau égaliser dans la confusion par Gonzalo Garcia, à la suite d’un corner (45e+6).

A peine remis de nos émotions, entre les arabesques de Lamine Yamal et les prousses de Thibaut Courtois, le match a repris avec une domination catalane certaine. Mais le replacement dans l’axe d’Aurélien Tchouaméni a fait du bien aux Merengues. Longtemps, les joueurs d’Hansi Flick ont cru ne pas parvenir à leurs fins. Jusqu’à un coup du sort, une glissade de Raphinha dont la frappe a été déviée par Raul Asenscio (73e). Coup de chance pour le coup de grâce.

Malgré l’entrée en jeu tardive mais énergique de Kylian Mbappé (76e), tout juste remis d’une blessure au genou gauche, le Real n’a cette fois pas réussi à refaire son retard. En supériorité numérique dans les derniers instants après l’expulsion de Frankie De Jong (90e), provoqué par le capitaine des Bleus, les joueurs de Xabi Alonso ont manqué deux énormes situations par Asenscio et Alvaro Carreras (90e+6 et 90e+). Il s’en est fallu de peu pour que la décision se joue aux tirs au but. On n’aurait pas dit non à un peu plus de spectacle…

Raphinha, l’homme des finales
Après son doublé en demi-finales contre l’Athletic Bilbao (5-0), Raphinha a récidivé. Déjà élu meilleur joueur de la finale de la dernière Super Coupe d’Espagne (5-2), avec deux buts et une passe décisive la saison passée, l’attaquant brésilien (27 ans) a pratiquement réussi la même performance. Il a ouvert le score avec détermination (36e) puis s’est montré chanceux en seconde pour donner la victoire aux siens (71e), dans un match où il a beaucoup tenté (27e, 35e et 54e). L’ancien Rennais a aussi été l’originie du but de Robert Lewandowski (45e+4) et a réalisé un sauvetage spectaculaire sur sa ligne, avant l’églisation de Gonzalo Garcia (45e+6). Un match plein, digne du leader qu’il est devenu.

Le Barça a remporté sa 16e Super Coupe d’Espagne (après 1983, 1991, 1992, 1994, 1996, 2005, 2006, 2009, 2010, 2011, 2013, 2016, 2018, 2023 et 2025). Il compte désormais trois trophées de plus que le Real dans la compétition.

Via Équipe