Contrairement dans d’autres cieux où la fête du 8 mars est mise à profit pour la lutte pour les droits des femmes, notamment pour la fin des inégalités par rapport aux hommes, mettre fin aux féminicide, aux viols. Visiblement en Guinée, cette date est faite pour se rendre belle dans des tenues, porter des pancartes, danser, chanter…
Toute chose que certaines activistes féminines ont voulu faire passer à travers des pancartes dénonçant ce qu’elles ont appelé diversion de la femme guinéenne. Quelques minutes après leurs sit-in, les forces de l’ordre ont été intimées à faire disparaître les pancartes desdites activistes.
Fanta Hélène Tounkara était l’une des jeunes de la société civile. « Le 8 mars n’est pas une fête de défilés ou de danses, surtout dans un pays où les droits des femmes sont quotidiennement bafoués. Elles sont martyrisées régulièrement, nous avons l’exemple de notre soeur M’Mah Sylla, jusqu’à présent ses bourreaux ne sont pas situés sur leurs sorts. Nous avons le cas également de Mariam Bobo Baldé, celle-là se trouve dans une situation difficile, le simple fait d’avoir refusé de donner son numéro à un ressortissant d’origine libanaise, ce dernier a percuté la moto qui l’amenait.
Et donc nous les femmes nous devrions arrêter cette diversion. Occupons nous des travers sociaux dont sont victimes chaque heure les femmes guinéennes. Que les viols cessent, et la sécurité et la justice fassent leur travail », a confié la jeune activiste Tounkara.
A-Tchol pour Billetdujour.com