À Kindia, la clôture de l’atelier national d’évaluation du scrutin référendaire du 21 septembre 2025 et de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 a pris des allures de feuille de route électorale. Devant le gouverneur, les préfets, les procureurs et les représentants de la société civile, la Directrice générale des Élections, Djenabou Touré, a dévoilé les grandes lignes du processus qui mènera la Guinée vers ses prochaines échéances législatives, communales, régionales et sénatoriales.
Elle a rappelé que le Code électoral adopté le 27 septembre 2025 constitue désormais le socle juridique de ces rendez‑vous. Un chronogramme est en préparation et sera soumis au Président de la République, seul habilité à fixer les dates. Les délais légaux sont précis : J‑90 pour l’annonce du scrutin, J‑60 pour la convocation du corps électoral, et des périodes incompressibles pour le dépôt des candidatures. La nouveauté réside dans l’introduction d’un mode de scrutin uninominal et plurinominal, qui permettra à certaines circonscriptions d’élire plusieurs députés selon leur poids démographique et territorial.
La DGE a également insisté sur la question des électeurs ayant perdu leur carte. Si la loi prévoyait un paiement pour l’obtention d’un duplicata, les autorités envisagent désormais de rendre cette procédure gratuite. Les duplicatas devront être produits à J‑40 et distribués sur quinze jours, afin de garantir la participation de tous.
Concernant les élections communales, Djenabou Touré a précisé que les conseillers élus choisiront ensuite en leur sein le maire et le vice‑maire. La campagne durera vingt jours, tandis que les élections régionales se dérouleront par le biais des grands électeurs, les conseillers communaux, qui éliront les conseils régionaux.
Enfin, pour les sénatoriales, un tiers des sièges sera pourvu par le Président de la République, qui désignera des personnalités reconnues pour leur compétence et leur patriotisme. Les deux autres tiers reviendront aux grands électeurs, conseillers communaux et régionaux. Ce processus ne sera enclenché qu’après l’installation des conseils communaux et régionaux.
En exposant ces étapes, la Directrice générale des Élections a voulu rassurer sur la clarté et la rigueur du dispositif. La Guinée s’apprête ainsi à franchir une nouvelle étape démocratique, avec des règles redéfinies et une organisation pensée pour renforcer la transparence et l’inclusion.
Mobaillo Diallo pour Billetdujour.com









































