Selon des informations sécuritaires concordantes, l’attaque contre la base aérienne 101 de Niamey a fait 27 morts, dont trois soldats russes d’Africa Corps et 24 soldats nigériens, 18 blessés, évacués en urgence vers la garnison militaire et l’hôpital de référence de Niamey. Ce bilan, nettement plus lourd que celui communiqué officiellement, confirme l’ampleur réelle des combats et la gravité de l’attaque. Une source à la Présidence nous a parlé de « raisons d’État » pour justifier le silence sur le bilan réel de l’attaque revendiquée par l’EIGS.
Sur le plan matériel, les dégâts sont considérables. Des drones ont été détruits, tout comme leur poudrière (munitions des drones), entièrement réduite en cendres. L’explosion, particulièrement violente, de la poudrière a provoqué une détonation ressentie jusqu’au centre aéré, à plusieurs kilomètres de la base. Au moins 5 aéronefs de l’armée de l’air ne voleront plus.
Les éléments recueillis indiquent que le commando terroriste de l’EIGS était composé d’une dizaine d’assaillants sur des motos et un véhicule équipé d’une mitrailleuse lourde de 12,7 mm. Cinq des assaillants ont été tués lors de l’attaque, présentés comme des kamikazes, tandis que les autres ont réussi à se replier. Selon des sources propres, ils ont été localisés dès le lendemain vers 14 heures dans la zone de Tiloa Nord.
Au sein de la « grande muette », l’attaque a également dévoilé de vives tensions internes, notamment autour de la question des drones militaires. Selon plusieurs sources sécuritaires contactées par nos soins, ces drones n’étaient pas placés sous l’autorité directe de l’armée, mais sous le contrôle de la DGDSE, dirigée par Balla Arabé. Ce choix serait motivé par une défiance profonde de Tiani envers l’armée, jugée insuffisamment loyale ou fiable. Cette fragmentation du commandement, en pleine zone de guerre asymétrique, est très lourde de conséquence. Plusieurs officiers estiment que cette mise à l’écart de l’institution militaire sur des moyens aussi stratégiques que les drones a contribué à la désorganisation et à la démoralisation de la grande muette sur les théâtres d’opération.
Ces fait renforcent l’image d’un appareil sécuritaire miné par la méfiance interne, la politisation des chaînes de commandement et la marginalisation des structures militaires classiques au profit de services parallèles directement liés au pouvoir. Ces éléments témoignent indubitablement d’un État-major fragilisé par la méfiance et la politisation d’un pouvoir militaire jalousement et exclusivement détenu par la garde présidentielle, dont le Président Tiani, malgré ses fonctions, ne parvient pas à se départir de son uniforme.
Via X de Hamid Amadou N’gadé





































