Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a signé hier le 2 février un décret marquant une étape clé dans la formation du nouveau gouvernement guinéen. Dirigé par le Premier ministre Bah Oury, cet exécutif partiel comble les postes vacants laissés par une démission collective antérieure, après la structuration en 29 ministères annoncée le 26 janvier.
Une approche graduelle pour stabiliser l’exécutif
Cette nomination partielle concerne environ 18 ministres et 2 secrétaires généraux sur une vingtaine de portefeuilles prévus. Elle reflète une stratégie progressive pour constituer un gouvernement fonctionnel dans le contexte post-électoral. En évitant un vide administratif prolongé, Doumbouya permet des ajustements futurs tout en maintenant la continuité des affaires publiques.
Contrôle présidentiel renforcé
Le chef de l’État conserve un rôle central dans ces désignations, soulignant sa volonté de centraliser le pouvoir pendant la transition. Face aux défis économiques et sociaux persistants, cette mesure vise à rationaliser l’appareil d’État et à imposer une ossature plus efficiente.
Focus sur les priorités régulières
Parmi les nominations phares figurent Ibrahima Sory II Tounkara à la Justice, Ibrahima Kalil Condé à l’Administration du Territoire, ainsi que des postes aux Affaires religieuses. Ces choix mettent l’accent sur la gouvernance, la cohésion sociale et la décentralisation, des secteurs cruciaux pour la stabilité nationale.
Vers un gouvernement complet ?
Ce décret ouvre la porte à une seconde vague de nominations pour parachever l’équipe. Dans un climat d’attentes élevées, les Guinéens espèrent des avancées concrètes en matière de réformes, de développement et de retour à l’ordre constitutionnel. L’évolution de cette transition reste sous haute surveillance.
A-Tchol pour Billetdujour.com





































