La suspension de Jean-Marie Soriba Coumbassa, directeur général adjoint de l’Office Guinéen de Publicité (OGP), a été officiellement levée mardi.10 février.  Initialement sanctionné pour « manquement à ses obligations professionnelles », il retrouve ses fonctions avec effet immédiat, sur décision du secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Souleymane Bah.

Le communiqué précise que, depuis sa mise à l’écart, M. Coumbassa s’est abstenu de tout comportement susceptible de nuire à l’image ou à l’honneur de personnalités publiques. Toutefois, sa réintégration s’accompagne d’une condition stricte : une interdiction totale d’accès et de présence sur les réseaux sociaux.

Le texte stipule que l’intéressé doit se retirer « intégralement, sans conditions et jusqu’à nouvel ordre » de toutes les plateformes numériques, qu’il s’agisse de Facebook, TikTok, Instagram ou Snapchat. Une surveillance régulière est prévue afin de garantir le respect de cette mesure. En cas d’infraction, le ministère prévient qu’une sanction plus sévère sera appliquée conformément à la loi.

Au-delà de cette restriction, le haut fonctionnaire est rappelé à ses devoirs d’impartialité et de neutralité. Il lui est expressément demandé d’éviter tout comportement pouvant porter atteinte à la dignité de sa fonction, aux institutions de la République ou à la crédibilité du service public. Ces obligations s’appuient sur la loi L/027 relative au Statut général des agents de l’État et la loi L/026 portant Code de conduite de l’agent public en République de Guinée.

Cette décision, qui associe levée de suspension et bannissement des réseaux sociaux, constitue une première dans la régulation de la conduite des agents publics. Elle ouvre un débat sur la légitimité et la portée de telles restrictions, dans un contexte où les plateformes numériques représentent un espace central de communication et d’expression.

Mobaillo Diallo