Les habitants de la décharge de Dar‑es‑Salam, commune de Ratoma à Conakry, attendent au‑delà du simple transfert de la décharge une amélioration tangible de leurs conditions de vie et une sécurisation de leur environnement.
Le décret de déclassement d’une portion de la forêt de Mont Kakoulima pour un nouveau centre d’enfouissement technique (CET) et un centre de transfert relance chez eux plusieurs attentes clés :
Fermeture définitive et réhabilitation de Dar‑es‑Salam
Les populations espèrent que la création du CET à Baritodé entraînera la fermeture définitive de la décharge actuelle, qui les expose depuis des décennies à une odeur pestilentielle, à la pollution de l’air et à la prolifération de maladies.
Au-delà de la suppression des camions‑bennes, ils souhaitent que l’espace dégagé soit véritablement réhabilité en espace vert ou en zone écologique, comme cela a été annoncé par le gouvernement.
Fin de la pollution et de la promiscuité sanitaire
Les habitants de Dar‑es‑Salam vivent au quotidien avec la nuisance olfactive, les déversoirs d’eaux usées et la présence massive de déchets sauvages.
Ils attendent que le nouveau système de centre de transfert et d’enfouissement technique soit techniquement maîtrisé (bassins de lixiviat, zones tampons, gestion des infiltrations) pour que leur quartier ne soit plus un « foyer de maladies épidémiques », comme le décrivent plusieurs rapports.
Amélioration de la sécurité et de la mobilité
Les projets de délocalisation sont souvent présentés comme une solution pour réduire la circulation dense des camions‑bennes dans les quartiers résidentiels de Ratoma.
Les habitants espèrent moins d’ accidents, moins de trafic, et un rabaissement du niveau de bruit et de poussière, qui affectent déjà leur qualité de vie et leurs activités économiques locales.
Transparence, suivi environnemental et respect des compensations
Le décret prévoit une étude d’impact environnemental et social (EIES), un plan de gestion environnementale et sociale (PGES), ainsi que la compensation de la perte de forêt par un reboisement équivalent de 148,7 hectares.
Les populations de Dar‑es‑Salam commune de Ratoma attendent que ces engagements soient réellement mis en œuvre, avec des mécanismes de suivi indépendants et une communication transparente, afin que le déplacement de la décharge ne se transforme pas en transfert de pollution vers un autre site forestier fragile.
Intégration sociale et emplois dans la nouvelle gestion des déchets
Enfin, les habitants de Dar‑es‑Salam, qui vivent souvent directement de la décharge (recyclage, récupération, petits commerces), espèrent que la nouvelle organisation de la gestion des déchets intégrera des volets de formation et de création d’emplois décents.
Ils souhaitent ne pas être marginalisés par la « modernisation » du système, mais au contraire être partie prenante de la transition vers une gestion plus propre et plus structurée des déchets de Conakry.
Dassassa pour Billetdujour.com




































