Le rapport d’autopsie réalisé sur le corps d’Abdoulaye Ba, décédé dans des circonstances troubles, révèle des lésions traumatiques massives, balayant d’un revers les premières hypothèses d’une crise d’asthme.
Ces conclusions, issues du laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologique de l’Hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff de Dakar au Sénégal, pourraient relancer l’enquête sur les causes réelles de sa mort. L’examen post-mortem, conduit le 9 février 2026, met en lumière une série de blessures internes et externes d’une extrême gravité. Parmi les principaux constats figurent une contusion thoraco-abdominale postéro-latérale gauche, une commotion cérébrale accompagnée d’une hémorragie sous-durale, ainsi que plusieurs fractures de côtes. Les lésions pulmonaires, aggravées par un hémothorax, une accumulation importante de sang dans la cavité thoracique, s’ajoutent à des atteintes au rein, à la rate et au myocarde. Des plaies et dermabrasions multiples sur diverses parties du corps complètent ce tableau clinique alarmant.
Ces découvertes médicales contredisent frontalement les suppositions initiales d’une crise d’asthme isolée. « Les traumatismes observés sont multiples et graves, compatibles avec une violence physique intense », souligne le rapport, sans pour autant trancher sur l’origine exacte des blessures accidentelle, criminelle ou autre.
Les autorités sanitaires et judiciaires n’ont pas encore réagi officiellement à ces résultats, publiés ce jeudi. La famille d’Abdoulaye Ba, qui avait réclamé une expertise indépendante, espère que ces éléments éclairciront le décès survenu lors de la manifestation à l’universite Cheick Anta Diop du Sénégal. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances précises. Ce cas ravive les débats sur la prise en charge médicale en urgence et les soupçons de violences non élucidées dans les hôpitaux publics.
A-Tchol pour Billetdujour.com





































