La nation guinéenne se trouve à un carrefour crucial, s’interrogeant sur son avenir. Quelle voie emprunter, quand, comment et à quelle date ? À ce jour, ces questions essentielles au bon fonctionnement de la vie nationale demeurent sans réponse.

Le président du Bloc pour l’alternance en Guinée (BAG), Abdoulaye Sadio Barry, a soulevé d’autres préoccupations le week-end dernier devant les médias : “Quand on observe ce qui s’est passé, on constate que le ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation, qui a été révoqué, a beaucoup tardé. Même ceux qui avaient participé au cadre du dialogue inclusif interguinéen ont fini par admettre que les recommandations n’ont pas été appliquées. Et nous sommes presque à mi-chemin de la dernière année de la transition”, a-t-il souligné.

Abdoulaye Sadio Barry a également fait remarquer : “Cela fait trois ans que le Conseil national de transition (CNT) est en place, et jusqu’à présent, il n’a pas réussi à élaborer une Constitution. Nous ne pouvons pas organiser d’élections, ni même de référendum, s’il n’y a pas de constitution. La constitution n’existe même pas, mais personne ne la réclame.”

Selon lui, malgré les privilèges accordés aux conseillers nationaux, ceux-ci n’ont pas été capables de produire un seul texte de Constitution en trois ans. Et personne ne les mentionne. “On s’en prend maintenant aux militaires. Le Comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD) doit se retirer le 31 décembre 2024. Il faudrait d’abord demander des comptes à ceux qui travaillent depuis trois ans pour produire un texte que moi-même je pourrais écrire en une journée”, a-t-il précisé.

Pour conclure, bien que le parcours de la transition ait été entaché, il est nécessaire de procéder avec assurance pour éviter de répéter les erreurs de 2010.

D’mba pour Billetdujour.com