La cinéaste guinéenne, Isabelle Kolkol Loua est rentrée ce dimanche 14 décembre de la République du Sénégal avec un trophée. C’est une émulation ouverte aux professionnels du 7ème art de l’Afrique, dont elle a postulé qui l’a permis de rafler le Prix de la meilleure production journalistique, Dakar Court 2025, devant des cinéastes rompus à la tâche, notamment de la sous-région.
Placée sous l’égide de l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine). Une organisation sous-régionale qui regroupe huit pays d’Afrique de l’Ouest partageant le Franc CFA (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo). Cette activité a connu la participation plusieurs cinéastes de la sous-région.
Interrogée à sa descente d’avion, la cinéaste guinéenne et critique de cinéma, Isabelle Kolkol Loua a laissé entendre ceci : « Je rentre au pays avec beaucoup de fierté, parce qu’aller représenter un pays comme la Guinée où le cinéma traîne un peu face à des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire qui ont déjà un cinéma en avance et revenir avec un trophée devant tous ces gens, c’est vraiment une fierté. Ça veut dire qu’avec le travail on peut », a assuré la lauréate du Prix de la meilleure production journalistique, Dakar Court 2025.
Isabelle Kolkol Loua de faire remarquer que ledit sacre est un trophée de la production journalistique cinématographique : « parce qu’un cinéma qui n’a pas de communication, un cinéma sur lequel on n’écrit pas ne peut pas évoluer. C’est pour cela que le métier de critique de cinéma existe. La critique ce n’est pas de mal parler mais la critique c’est d’expliquer aux gens ce que le film veut dire. C’est le rôle de la critique et ça permet aussi à ceux qui font les films de grandir, de comprendre leurs erreurs », a déclaré la cinéaste guinéenne.
« C’est vrai en tant que journaliste, animatrice, je sais écrire mais écrire sur un film ça demande des codes. Je ne connaissais pas les codes, j’ai décidé d’aller apprendre lesdits codes auprès des éminents cinéastes comme Olivier Barlette qui est l’un des plus grands éditorialistes de la culture africaine. Baba Diop, un des monuments de la critique africaine.
Donc côtoyer les deux, est un plus pour moi et je compte partager cette connaissance avec ceux qui ont envie aussi d’apprendre, à lire un film, à comprendre et à en parler », a-t-elle précisé.
Isabelle termine en remerciant, le peuple guinéen, à sa tête, le président de la République : « sous l’impulsion de qui ? Notre ministère de la Culture a pu organiser et donner un élan au cinéma guinéen à travers notre direction, l’ONACIG (Office national de cinématographie de Guinée) Parce que c’est grâce à l’ONACIG que je suis partie à Dakar pour faire cette formation. Parce que l’ONACIG a une convention avec la direction de la cinématographie sénégalaise. Et c’est grâce à cette convention que j’ai pu participer à cet évènement », a conclu Kolkol Loua.
Richard Tamoné pour Billetdujour.com