Ce samedi marque exactement 40 ans depuis la disparition de Cheikh Anta Diop, le 7 février 1986. Penseur visionnaire, historien brillant, scientifique rigoureux et ardent défenseur de l’identité africaine, cet intellectuel sénégalais reste une figure emblématique dont l’œuvre continue d’illuminer les esprits et de forger l’avenir du continent.
Nul besoin de rappeler les combats titanesques menés par Diop contre l’eurocentrisme historique. Dans des ouvrages phares comme Nations nègres et culture ou L’Unité culturelle de l’Afrique noire, il démontra avec une érudition scientifique inégalée que l’Égypte pharaonique et les grandes civilisations antiques puisaient leurs racines en Afrique noire. Physicien de formation, il révolutionna les débats en liant sciences exactes et humanités, prouvant que la grandeur africaine n’était pas un mythe, mais une réalité tangible.
Aujourd’hui, l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, qui porte son nom depuis 1987, rend hommage à ce géant. Des cérémonies commémoratives se déroulent sur le campus, avec conférences, expositions et témoignages d’étudiants et professeurs. « Son œuvre éclaire les générations futures et façonne l’excellence académique de notre institution », déclare le recteur de l’UCAD, soulignant comment les laboratoires et centres de recherche perpétuent l’esprit innovant de Diop.
À Conakry comme à travers l’Afrique de l’Ouest, des voix s’élèvent pour célébrer cette « mémoire vivante ». Des associations panafricanistes organisent des débats en ligne et des lectures publiques, rappelant que l’héritage de Diop n’est pas figé dans le passé : il construit un futur où l’Afrique affirme sa place centrale dans l’histoire humaine. Cheikh Anta Diop, une mémoire vivante, un futur en construction !
A-Tchol pour Billetdujour.com





































