La rencontre entre la Guinée et la Tanzanie, disputée dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations, a suscité une vive polémique. Ce match, au-delà de son enjeu sportif, a ouvert la voie à un litige porté devant le Tribunal Arbitral du Sport à Lausanne. Ce lundi 17 novembre 2025, une audience s’est tenue, réunissant la Fédération Guinéenne de Football représentée par son président Sory Doumbouya, son secrétaire général Ibrahima Blasco Barry et le cabinet Eleven & Law, ainsi que la Fédération Tanzanienne de Football et la Confédération Africaine de Football. Pendant près de sept heures, les arguments des différentes parties ont été exposés, et la décision finale du TAS est attendue dans les prochains jours.
Cet épisode rappelle que la qualification à la CAN ne devrait jamais dépendre d’une procédure juridique. La Guinée, grande nation de football, forte d’un héritage riche et d’une histoire marquée par des générations de joueurs talentueux, ne peut se contenter d’espérer une place à travers des recours. Le Syli National, qui a déjà brillé sur la scène africaine et dont les supporters vibrent à chaque compétition, doit retrouver la voie de la domination sportive sur le terrain.
Le match contre la Tanzanie, au-delà de ses circonstances particulières, met en lumière une réalité : la Guinée doit renforcer son organisation, sa discipline et sa stratégie pour s’imposer sans contestation. Les victoires doivent être franches, les qualifications obtenues par la performance et non par l’attente d’un verdict. Le peuple guinéen, passionné et fidèle, mérite de voir son équipe triompher par le jeu, par le talent et par la force collective.
La Guinée ne doit pas attendre une décision arbitrale pour espérer participer à la CAN. Elle doit s’imposer comme une évidence, une puissance sportive dont la qualification ne fait jamais débat.
Binta Wann





































