La Guinée s’est réveillée ce samedi 7 février 2026 avec une douleur insoutenable. À Sanoyah, dans la préfecture de Coyah, un incendie d’une violence rare a emporté cinq vies, dont trois enfants, laissant derrière lui une famille brisée et une communauté plongée dans le deuil. Les flammes ont surpris les habitants dans leur sommeil, piégeant Ismaël Keïta, Hassanatou Camara et leurs trois enfants, Aminata, Mohamed Lamine et Daouda. Chaque nom résonne désormais comme une cicatrice dans la mémoire collective.  
Ce drame n’est pas isolé. Les incendies se multiplient en Guinée, endeuillant des dizaines de familles chaque année. Selon les chiffres des services de sécurité civile, plus de 300 sinistres ont été enregistrés en 2025, causant la mort de près de 80 personnes et laissant des centaines de blessés. Derrière ces statistiques se cachent des vies fauchées, des enfants arrachés à l’avenir, des parents réduits au silence par les flammes.
Il ne suffit plus de pleurer les victimes. Les acteurs de la société civile et les autorités doivent s’unir pour trouver des solutions concrètes. La prévention, la sensibilisation et le renforcement des moyens de secours sont des urgences nationales. Chaque maison devrait être équipée de dispositifs de sécurité élémentaires, chaque quartier formé aux gestes de survie, chaque citoyen conscient des risques.
Sanoyah pleure aujourd’hui, mais c’est toute la Guinée qui est interpellée. Les incendies ne sont pas une fatalité, ils peuvent être réduits, voire évités. Le pays ne peut continuer à compter ses morts sans agir. Ce samedi restera gravé comme le jour où une famille entière a disparu, mais il doit aussi marquer le début d’une mobilisation nationale pour que plus jamais le feu ne détruise ainsi des vies innocentes.
Mobaillo Diallo