Lors d’une conférence de presse organisée au siège de la Direction Générale des Élections (DGE), Madame Djénabou Touré, Directrice Générale, a dressé un bilan détaillé du processus électoral en cours, en prélude au référendum constitutionnel prévu pour le 21 septembre 2025. Affirmant avec fermeté que « toutes les dispositions ont été prises pour garantir la tenue du scrutin à la date indiquée », elle a voulu rassurer l’opinion publique sur l’état d’avancement des préparatifs.

Parmi les étapes déjà franchies, la DGE cite : La vérification et la correction des listes électorales, la gestion des contentieux liés à l’enregistrement,
Et la distribution imminente des cartes d’électeurs.

Selon les autorités, ce scrutin s’inscrit dans le chronogramme de transition vers un retour à l’ordre constitutionnel, adopté à Montpellier il y a trois ans et demi. Ce plan en dix points repose sur deux piliers fondamentaux : Le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH4), garant d’une base démographique fiable, le Recensement Administratif à Vocation d’État Civil, destiné à constituer un fichier électoral crédible.

L’élaboration d’une nouvelle constitution et l’organisation du référendum figurent comme le cinquième point de ce chronogramme.

 Préparatifs techniques en cours

Plusieurs opérations techniques ont été menées pour assurer la fiabilité du processus :actualisation du découpage administratif sur une période de six mois, la géolocalisation des chefs-lieux et lieux de vote, en collaboration avec l’Institut Géographique National, ‘Identification des citoyens à travers la carte nationale d’identité, l’acte de naissance et le certificat de nationalité.

 Réformes législatives et avancées sociales

Une loi spéciale sur l’état civil a été récemment adoptée, introduisant des mesures progressistes :
Interdiction du mariage précoce, droit pour les femmes de déclarer naissances et décès, reconnaissance légale optionnelle de la polygamie,
digitalisation des actes d’état civil, avec des centres de déclaration déployés dans les hôpitaux, lieux de culte et zones rurales.

Ces réformes traduisent la volonté des autorités de garantir un processus électoral transparent, inclusif et conforme aux standards démocratiques. Le référendum du 21 septembre 2025 vise à doter la Guinée d’un nouveau texte fondamental, porteur d’une identité juridique universelle pour chaque citoyen.

Mobaillo Diallo