Ce samedi soir, à travers un décret solennel lu sur les antennes de la télévision nationale, le Président de la République a officiellement fixé la date du scrutin présidentiel au dimanche 28 décembre 2025. Ce rendez-vous électoral concernera l’ensemble du territoire national et marque une étape importante dans le processus de transition politique.

Cette décision intervient après une série de consultations avec les institutions clés du processus électoral, notamment la Direction Générale des Élections, l’Observatoire National Autonome de supervision du référendum constitutionnel et le Conseil des ministres. Le décret engage également plusieurs ministères et organes étatiques à veiller à sa mise en œuvre, parmi lesquels figurent les ministères de l’Administration du Territoire, des Affaires Étrangères, de la Justice, de la Sécurité, de la Défense, de l’Économie et du Budget, ainsi que la DGE et l’ONASUR.

La fixation de cette date ouvre désormais la voie aux préparatifs techniques, logistiques et juridiques nécessaires à la tenue du scrutin. Les autorités espèrent un climat serein et démocratique, propice à une élection transparente et inclusive. Dans les jours à venir, la DGE devrait publier le chronogramme électoral détaillé, incluant les périodes de dépôt des candidatures, la campagne électorale et les modalités de vote. Les acteurs politiques, la société civile et les partenaires internationaux sont appelés à accompagner ce processus avec responsabilité et vigilance.

Cependant, dans un contexte marqué par de multiples crises, l’annonce présidentielle ne suffit pas à dissiper les inquiétudes. La crise financière se manifeste par un manque de liquidités dans les banques et autres institutions de crédit. Sur le plan politique, certains responsables évoquent des menaces à leur sécurité. À cela s’ajoutent des cas de disparition inquiétants parmi les membres de la société civile et des journalistes. Ces éléments nourrissent le scepticisme de nombreux citoyens quant à la tenue effective du scrutin à la date annoncée.

D’autres voix, plus optimistes, estiment que le plus difficile a déjà été accompli avec le référendum constitutionnel. Pour ces fervents défenseurs du processus, la présidentielle ne serait qu’une formalité. Connaissant les dynamiques propres à la Guinée, le compte à rebours est désormais lancé. Le temps dira si cette échéance sera respectée, et à qui l’histoire donnera raison.

Mobaillo Diallo