À trois jours de l’élection présidentielle prévue le 28 décembre, la Convergence Citoyenne pour le Dialogue National (CCDN) a réuni ce jeudi 25 décembre 2025 un large public autour d’une Conférence citoyenne consacrée à la gouvernance publique. Placée sous le thème « Au‑delà des urnes… Quelle gouvernance pour la Guinée de demain ? », l’initiative ambitionnait de créer un espace d’expression et de réflexion collective afin d’anticiper l’après‑scrutin et d’identifier des pistes concrètes pour une gouvernance plus inclusive.
Acteurs de la société civile, journalistes et personnes en situation de handicap ont répondu présents, témoignant de la volonté de divers horizons sociaux de participer à la construction d’un débat national apaisé et constructif.
Dans son intervention,  Fousseny KONE, président de la CCDN, a  rappelé que la Guinée s’apprête à franchir une étape décisive dans un contexte où la population se montre « attentive, exigeante et profondément attachée à l’idéal démocratique ». Il souligne que les citoyens aspirent à davantage de transparence, à une administration efficace, à une gestion rigoureuse des ressources publiques et à une lutte résolue contre la corruption. Selon lui, ces attentes traduisent une volonté légitime de voir l’État agir dans l’intérêt général et d’améliorer les conditions de vie. Il précise toutefois que la cohésion nationale demeure un enjeu majeur, les tensions sociales et régionales ayant parfois mis à l’épreuve l’unité du pays ces dernières années.
Par la suite, Fousseny KONE a insisté sur la nécessité de dépasser les clivages et de promouvoir des politiques inclusives, des mécanismes sincères de réconciliation et une réduction des disparités territoriales. Il estime que l’unité nationale doit se construire chaque jour, dans le respect, la justice et l’égalité entre tous les citoyens. Il a également mis en avant l’importance de la participation citoyenne, devenue selon lui un pilier essentiel de la consolidation démocratique. Les Guinéens souhaitent être associés aux décisions publiques, ce qui implique de renforcer les espaces de dialogue, d’institutionnaliser des mécanismes participatifs comme les budgets participatifs ou les conseils consultatifs, et de valoriser le rôle de la société civile tout en renforçant l’éducation civique.
En conclusion, le président de la CCDN a soutenu  que cette conférence vise à offrir un cadre où jeunes, femmes, universitaires, leaders communautaires et citoyens engagés peuvent s’exprimer librement et contribuer à définir les priorités nationales. Il affirme que l’objectif est de renforcer la cohésion sociale et politique, d’améliorer la qualité des décisions publiques grâce à une meilleure prise en compte des besoins réels des populations, et d’encourager la redevabilité en permettant aux citoyens de suivre et d’évaluer l’action publique. Les organisateurs espèrent que les échanges aboutiront à une compréhension plus fine des enjeux post‑électoraux, à l’élaboration d’un document de synthèse contenant des recommandations citoyennes et à une contribution significative au débat national sur la consolidation démocratique.
Alpha Diaouné