Le candidat Abdoulaye Yéro Baldé en deuxième position selon les résultats provisoires donnés par la Direction générale des élections. Résultats provisoires qu’il rejette. Il a rendu une déclaration à propos.
Dans une déclaration solennelle adressée aux Guinéennes et Guinéens, le leader de l’opposition civile a dénoncé les résultats officiels des récentes élections, les qualifiant de « fabriqués » et loin de refléter la volonté populaire. « Le Peuple a parlé. L’Histoire retiendra », a-t-il lancé, annonçant des recours judiciaires imminents. « Les résultats officiels annoncés nous placent en deuxième position. Mais je dois vous dire la vérité telle qu’elle est : ces chiffres ne reflètent pas votre volonté », a déclaré le porte-parole, soulignant que « là où les citoyennes et les citoyens ont pu voter librement, sans pression ni intimidation, là où les procès-verbaux ont pu être établis et transmis normalement, le verdict populaire a été clair : le peuple nous a placés en tête ». Il promet d’user « de toutes les voies légales pour exiger un rétablissement de la vérité ».Tout en évoquant les « conditions » troubles ayant entouré la production de ces résultats perçus comme une « suppression de la souveraineté du citoyen », l’opposition refuse la confrontation violente. « Ces résultats fabriqués ne nous affaiblissent pas. Ceux issus réellement des urnes clarifient la réalité politique de notre pays. Ils établissent publiquement une évidence : nous représentons aujourd’hui le principal choix civil, la principale alternative, celle autour de laquelle des millions de Guinéens se sont levés avec courage et dignité. « Avec ce soutien massif, vient une « responsabilité ». L’opposition mesure « pleinement les attentes placées en nous, ainsi que les risques auxquels notre pays est confronté ». D’où un message clair : « Nous n’appellerons pas notre peuple à se mettre en danger. Notre lutte est politique ; elle est stratégique ; elle est tournée vers la construction, pas vers la destruction. » Le programme plébiscité écoles, hôpitaux, emplois pour la jeunesse, infrastructures, énergie et un État efficace constitue un « mandat civil » issu des urnes libres. Choix délibéré de la « responsabilité plutôt que la confrontation », de la « fermeté dans la vérité » et du « dialogue plutôt que la violence », l’opposition se positionne comme « pilier central de la vie nationale ». « La stabilité ne peut pas se construire sans représentation civile. Toute démarche sérieuse visant à faire avancer le pays, à apaiser les tensions et à traduire les priorités du peuple en actions concrètes doit passer par la représentation civile issue de cette élection », insiste le texte. Prêt à assumer ce rôle « dans un esprit de patriotisme et de respect des institutions », le mouvement exige néanmoins « le respect de la souveraineté du peuple ». « L’avenir de la Guinée sera décidé par les Guinéens. Les gouvernements passent. Le peuple reste. Et nous restons avec lui. » La responsabilité ne s’achève pas avec cette élection : elle s’engage « plus que jamais à faire de la Guinée un pays juste, prospère et démocratique ». Position ferme maintenue : « Ces résultats ne reflètent pas la réalité des urnes. Nos équipes juridiques sont déjà mobilisées pour engager les recours nécessaires auprès de la Cour suprême.  » Un bras de fer judiciaire s’annonce, dans un contexte tendu où la quête de légitimité pourrait redessiner le paysage politique guinéen.
A-Tchol pour Billetdujour.com