C’est le moins qu’on dire ou écrire. Ce mardi, les membres de l’Union générale des travailleurs (UTG) étaient en face des acteurs des médias, par ricochet le grand public, pour faire savoir à ces derniers, non seulement ce qui motive la création de ladite centrale syndicale, mais aussi ce qu’ils entreprennent faire pour le monde du travail. La Maison de la Presse de Guinée, située au quartier Minière, commune de Dixinn a servi de cadre.
À cet effet, ils sont revenus sur certaines préoccupations que restent confronter une partie de la classe ouvrière du pays.
« Prenez par exemple, le salaire des enseignants au sein de certains établissements d’enseignement privé. Pour certains le salaire de base est 500 000 francs guinéens, d’autres 1 000 000 francs guinéens. Qu’est-ce qui pourrait augmenter ton salaire ? C’est peut-être l’ancienneté, ton poste de responsabilité. Il faut que le salaire de base soit à peu près harmonisé dans les écoles privées. Qu’ils arrêtent de payer les enseignants pendant les 9 mois de l’année scolaire. Comment vont-ils maintenant vivre pendant les mois de vacances
: juillet, août, septembre. Il y a des écoles qui payent la moitié, il y a d’autres qui ne payent même pas », a d’emblée regretté, Makoura Onipogui membre de l’UGT.
Sur la même lancée, la syndicaliste, de laisser entendre : « Il y a des écoles privées, si on ne te dit pas que c’est une école, tu ne peux pas te rendre compte. Ils créent des écoles privées dans des familles. Donc, il y a des détails que l’UGT va prendre en charge », a assuré Onipogui.
Concernant la syndicalisation des des encadreurs des écoles privées : « Dans les écoles privées, dès qu’ils sentent qu’il y a des enseignants qui veulent se mettre ensemble pour créer un syndicat et qu’ils se rendent compte que c’est toi qui es devant, le lendemain, tu es licencié. Pourtant, les patrons, c’est-à-dire les propriétaires d’écoles privées, ils ont leurs associations. Ils se sont mis ensemble pour défendre leurs intérêts, mais ils ne veulent pas par contre que les enseignants s’organisent en syndicat au sein de leurs établissements », a-t-elle précisé.
Pourtant fait remarquer dame Makoura, les dispositions juridiques sont claires : « Partout où il y a 20 travailleurs, on peut mettre une personne comme représentante des travailleurs. S’ils sont plus de 20, c’est-à-dire 20 plus une personne, on peut mettre deux personnes. »
Selon elle, pour résoudre cet état de fait, l’UGT entend mener des démarches auprès du gouvernement et du patronat afin de pouvoir résoudre lesdits manquements : « pour qu’ils puissent nous aider à échanger avec les fondateurs des écoles privées pour qu’on puisse harmoniser quelques choses dans les écoles privées », a-t-elle promis.
Vivement que cela ne soit pas que de simple effets d’annonce.
A-Tchol pour Billetdujour.com






































