La Chambre spéciale de contrôle de l’instruction de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) examine ce mardi le dossier de Mandian Sidibé, ex-Directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP). Placé sous mandat de dépôt le 31 décembre 2024, cet ancien haut responsable fait l’objet de graves accusations portées par le Parquet spécial, comme l’indique un avis officiel. 

Des chefs d’accusation multiples.

Sidibé est poursuivi pour détournement de deniers publics, abus de fonction, corruption, enrichissement illicite, ainsi que des atteintes à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés publics, concessions et délégations de services publics. Le dossier inclut également l’usage illicite de biens publics et la complicité. Ces poursuites, initiées par l’État guinéen via l’Agence judiciaire de l’État (AJE), s’inscrivent dans une vaste procédure d’instruction en cours.

Focus sur l’appel contre la prolongation de détention.

L’audience d’aujourd’hui porte précisément sur la déclaration d’appel déposée contre l’ordonnance n°9006/CT/CRIEF/2026 du 6 janvier 2026, qui a prolongé la détention provisoire de l’intéressé. Cette mesure contestée sera au cœur des débats, alors que l’instruction se poursuit pour éclaircir ces allégations de malversations au sein de l’OGP. À l’issue de cette séance, la Chambre devra trancher : maintien en détention ou libération en attendant les suites judiciaires. Ce cas illustre la détermination des autorités à lutter contre la corruption dans les institutions publiques guinéennes.

A-Tchol pour Billetdujour.com