L’ancien Premier ministre guinéen Ibrahima Kassory Fofana a été remis en liberté provisoire ce jeudi 5 mars par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), suite à un appel contre sa condamnation de 5 ans de prison ferme prononcée en février 2025.

Décision inattendue à l’ouverture du procès en appel

Dès le début de l’audience, le procureur Aly Touré, à l’origine des poursuites pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment, a lui-même requis la libération de Kassory, invoquant des motifs humanitaires liés à son état de santé critique. Après une brève suspension, le juge Daye Mara a ordonné sa mise en liberté et renvoyé l’affaire au 26 mars pour la suite des débats.

État de santé alarmant et évacuation en vue

Incarcéré depuis avril 2022 sans jamais comparaitre en raison de problèmes médicaux graves, Kassory Fofana doit rester hospitalisé jusqu’à une évacuation sanitaire possible, selon son avocat Me Sidiki Bérété. Son entourage insiste sur l’urgence médicale plutôt qu’un simple retour au domicile, qualifiant la priorité absolue à son rapatriement pour soins adaptés.

Contexte d’une affaire controversée

Nommé PM sous Alpha Condé en 2018, Kassory avait été arrêté dans la foulée du coup d’État de septembre 2021 mené par Mamadi Doumbouya. Condamné à 5 ans et 2 milliards FG d’amende en première instance, il avait fait appel, alimentant un débat sur une possible motivation politique pour écarter un potentiel candidat présidentiel. Cette libération surprise intervient dans un climat pré-électoral tendu, à deux mois des législatives et communales du 24 mai.

A-Tchol pour Billetdujour.com