La crise de liquidité continue de préoccuper les acteurs économiques en Guinée. Réuni ce samedi à la Maison de la presse de Guinée, à la Minière, dans la commune de Dixinn, Mohamed Kourouma, PDG de Hamana, s’est prononcé sur cette problématique lors d’un échange avec la presse.

Pour lui, cette situation ne peut pas être attribuée aux seules autorités en place. Le patron de Hamana estime en effet que le manque de liquidités est un phénomène ancien, qui remonterait à l’époque d’Ahmed Sékou Touré. Selon lui, le problème dépasse donc le seul cadre du régime actuel, qui n’en serait que l’héritier.

Mohamed Kourouma a également tenu à distinguer la crise de liquidité de l’inflation et des variations monétaires, qu’il considère comme trois réalités différentes. À ses yeux, il s’agit avant tout d’un problème de fond, qui nécessite une approche structurelle.

Au cours de son intervention, il a salué les efforts du gouverneur de la Banque centrale, qu’il a décrit comme un responsable prudent dans la gestion de l’introduction du nouveau billet de 50 000 francs guinéens. Il a assuré que celui-ci mettra tout en œuvre pour trouver une réponse durable à la situation.

L’homme d’affaires a toutefois reconnu une part de responsabilité du côté des commerçants. « Le gros problème, c’est nous les commerçants », a-t-il admis, invitant ses pairs à déposer davantage leurs fonds dans les banques afin de faciliter la circulation de l’argent.

Enfin, Mohamed Kourouma a exhorté les autorités monétaires à améliorer les services bancaires, en particulier le fonctionnement des cartes magnétiques, afin de simplifier les transactions et de réduire la pression sur les espèces.

A-Tchol pour Billetdujour.com