Le procureur général près la cour d’appel de Conakry reste toujours droit dans ses bottes quant  à l’application stricte de la loi. Ce mercredi, dans une émission écoute de Fim fm, Alphonse Charles Wright est revenu sur la suspension de deux officiers de la police judiciaire de la gendarmerie : Pourquoi, dit-il, je sanctionne ?  Pour lui, bien avant qu’il ne donne des habilitations à des officiers de police judiciaire, il a fait trois séances de rencontres avec les opj. « A la première rencontre, ils m’ont fait part de beaucoup de plaintes. Ils ont dit quand ils commencent à gérer une procédure, juste en cours, c’est le procureur de la république qui les appelle pour leur demander de lui communiquer le dossier en l’état. Ils disent qu’ils ne peuvent même pas terminer l’enquête, qu’ils sont obligés d’arrêter l’enquête puisque c’est eux qui dirigent », déclare le procureur général.

« Je leur ai dit que j’ai entendu. J’ai entendu des procureurs de la république. Ils m’ont dit que souvent, des OPJ confondent l’autorité administrative dont ils relèvent et leur casquette d’OPJ. Qu’est-ce qu’il faut ? S’interroge-t-il. Moi je suis leur surveillant. D’un côté, j’ai mes procureurs d’instance, de l’autre, j’ai les OPJ.  Ils sont tous des acteurs de la chaîne pénale. J’ai dit aux procureurs que quand un OPJ gère une affaire, évitez de les dessaisir tant que l’enquête n’est pas terminée parce que dans tous les cas, eux aussi je les inspecte. Ainsi, j’ai dit aux OPJ d’arrêter de recouvrer des créances. Ce n’est pas leur rôle. Cela est réservé aux  huissiers. Et donc qu’ils arrêtent de conditionner la réception des plaintes par des dépôts d’argent. La loi ne l’a pas dit. La loi dit qu’ils respectent les infractions à la loi pénale, ils réunissent les indices….interpellent et défèrent… », explique le procureur Wright.

Tambouprêt pour Billetdujour.com