Ce mercredi soir, la Cour suprême a rendu son arrêt définitif concernant les candidatures à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Cette décision, irrévocable, clôt le processus de validation et ouvre officiellement la voie à une campagne électorale qui s’annonce intense et pleine de rebondissements.  
Deux figures historiques, Dr Ousmane Kaba du PADES et Lansana Kouyaté du PEDN, ne pourront pas participer au scrutin. Longtemps considérés comme des piliers de la vie politique nationale, ils espéraient jusqu’à la dernière minute combler le vide laissé par des leaders comme Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, Sidya Touré de l’Union des Forces Républicaines ou encore le RPG Arc en Ciel de l’ancien président Alpha Condé. Leur exclusion suscite de vives interrogations sur l’avenir de ces partis et sur la place des anciens dans une scène désormais dominée par une nouvelle génération qui ne leur accorde que peu de sympathie.
La Cour suprême a confirmé la présence de neuf candidats dans la compétition. Il s’agit de Abdoulaye Yéro Baldé, Makalé Camara, Ibrahima Abe Sylla, Faya Lansana Millimono, Abdoulaye Kourouma, Mohamed Nabé, Elhadj Bouna Keïta, Mamadi Doumbouya et Mohamed Chérif Tounkara. Ces noms incarnent une diversité de profils et de visions, prêts à séduire un électorat en quête de gouvernance crédible, de stabilité et de développement durable.
Le processus avait commencé avec 51 dossiers déposés auprès de la haute juridiction. La liste provisoire publiée le 8 novembre avait retenu neuf candidats et rejeté une trentaine pour non-conformité ou pièces manquantes. Plusieurs recalés avaient introduit des recours, espérant être réintégrés, mais le verdict de ce mercredi met fin à toute contestation.
Le scrutin du 28 décembre sera bien plus qu’une simple élection. Il représentera un test majeur pour la démocratie guinéenne, révélant si le pays est prêt à tourner définitivement la page des anciens leaders pour s’ouvrir à une nouvelle génération.
Mobaillo Diallo