Dans un communiqué publié ce samedi 3 janvier, le premier président de la Cour suprême, Fodé Bangoura, a annoncé que les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 seront rendus publics ce dimanche 4 janvier 2026. La proclamation est programmée pour 17 heures précises, dans la salle d’audience ordinaire de la haute juridiction, conformément à l’article 57 de la Constitution et à l’article 130 du Code électoral.

Cette audience solennelle réunira les plus hautes autorités du pays : les présidents des institutions républicaines, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, la Directrice générale des Élections ainsi que le président de l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum. Les candidats, les ambassadeurs, les membres du corps diplomatique et les observateurs internationaux — notamment ceux de l’OIF, de l’Union africaine et de la CEDEAO — sont également invités à cette proclamation très attendue.

D’après une source proche du dossier, la Cour suprême pourrait même rendre sa décision dès 14 heures, sauf modification de dernière minute. Depuis la remise des procès-verbaux et des documents électoraux par la Direction générale des élections, dans la nuit du 30 au 31 décembre, la haute juridiction passe en revue l’ensemble des pièces sous la supervision de son premier président, Fodé Bangoura. Avant de valider les résultats, elle doit examiner le recours déposé par le Front démocratique de Guinée, dirigé par Abdoulaye Yéro Baldé, arrivé deuxième selon les chiffres provisoires. Ce recours, introduit dans la nuit de vendredi à samedi, constitue la dernière étape avant la décision finale.

Lors de la proclamation provisoire, la DGE avait annoncé Mamadi Doumbouya largement en tête avec 86,72 % des voix, suivi d’Abdoulaye Yéro Baldé, crédité de 6,59 %, dans un scrutin comptant neuf candidats. Seule institution habilitée à confirmer les résultats définitifs, la Cour suprême se retrouve ainsi au centre de toutes les attentions. À l’approche du verdict, la classe politique, les observateurs internationaux et l’opinion publique guinéenne retiennent leur souffle, dans l’attente de l’issue officielle de cette élection présidentielle.

Amirou Diallo