Après son passage dans le débat d’orientation institutionnelle au Conseil national de la transition. Ce mardi, des membres de la Coalition politique pour la rupture ont cru devoir revenir devant les acteurs de la presse par ricochet le grand public, afin d’une large diffusion.
Dans son intervention de circonstance, Dr Faya Millimono de revenir sur plusieurs aspects que la Coalition dont il préside aimerait prôner, notamment le vide juridique lorsqu’un président de la République décède. »Cette fois, il ne faut pas faire l’erreur », a alerté le président du CPR, Dr Faya Millimono.
Poursuivant, il a rappelé que la nation guinéenne a connu deux coups d’Etat, après le décès des présidents de la République. Contrairement a-t-il précisé de celui qui a fait chuter Alpha Condé. « Dans les deux premiers cas, il y a eu vide du pouvoir, parce qu’il a existé un flou dans les Constitutions qu’on a tant apprécié. Lorsqu’on dit qu’en cas de vacances du pouvoir, le président de l’Assemblée nationale assure l’intérim et organise les élections 90 jours après. Pourtant nous savons que nous sommes des mortels et donc le président de la République, quelque soit l’amour qu’on peut avoir pour lui, il est aussi mortel. Ça veut dire que Dieu seul sait, le jour qu’il va l’appeler », a-t-il fait savoir.
Et d’indiquer: « A supposer que notre président soit investi et il meurt 90 jours après, il faut organiser les élections. Et si celui qu’on doit avoir 90 jours après, meurt un mois après. Cela peut amener, à tenir 3 élections en une année », a déclaré le leader du Bloc libéral. »C’est pourquoi, on a dit, simplifions les choses, créons une stabilité pour le pays, faisons en sorte que le président guinéen soit élu avec un vice-président de la République, capable d’assumer le plein pouvoir. Et il n’y a pas à dire assurer l’intérim. Si le président n’est plus là, le vice-président assume le plein pouvoir et le lendemain la Guinée continue de marcher », a soutenu Dr Millimono.
A l’en croire, cela pourrait garantir l’organisation des élections présidentielles tous les cinq ans. « Mais la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui ne nous garantie pas qu’on puisse avoir des élections tous les cinq ans. Parce qu’il suffit que le président décède et dans les 90 jours, il faut avoir un autre président de la République… La CPR souhaite qu’il faut qu’il y ait un vice-président de la République. On n’a pas besoin de Premier ministre dans notre pays », a-t-il d’emblée fait remarquer.
Richard TAMONÉ pour Billetdujour.com






































