L’organisation d’événements culturels en Guinée entre dans une phase de rigueur accrue sous l’impulsion du Bureau Guinéen du Droit d’Auteur (BGDA), désormais déterminé à garantir une protection et une rémunération équitable aux créateurs.
Pour tout organisateur de spectacles, concerts ou manifestations publiques, le respect scrupuleux de nouvelles procédures est devenu une condition sine qua non pour opérer dans la légalité.
Avant toute diffusion publique d’œuvres musicales, l’organisateur doit impérativement obtenir une autorisation écrite auprès des services compétents du BGDA, une requête qui doit être déposée au plus tard six heures avant le coup d’envoi pour les événements occasionnels.
Cette démarche s’accompagne d’obligations strictes : l’entrepreneur est tenu de déclarer le programme exhaustif des œuvres interprétées, de fournir un état justifié des recettes réalisées et de s’acquitter des redevances légales.
Le calcul de ces droits d’auteur suit des modalités précises où, pour les spectacles payants, la redevance est proportionnelle aux recettes prévisionnelles tout en respectant un seuil forfaitaire garanti.
Dans le cas où le spectacle est vendu à un tiers, c’est le budget artistique qui constitue la base de calcul, tandis qu’une tarification forfaitaire est appliquée aux manifestations sans billetterie.
À travers ces exigences, le BGDA réaffirme son engagement à assurer que les auteurs et artistes-interprètes perçoivent une rémunération juste, en conformité avec la législation sur la protection de la propriété intellectuelle en vigueur en Guinée.
Dassassa pour Billetdujour.com





































