Le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG), piloté par l’ancien ministre Abdoulaye Yéro Baldé, a acté ce 28 avril 2026 son retrait pur et simple des élections locales et législatives du 31 mai, fustigeant des irrégularités flagrantes comme l’invalidation sans motif de ses candidatures à Conakry.
Cette « politique de chaise vide » déchaîne les passions : pari suicidaire pour 6-7 ans ou uppercut déstabilisant au pouvoir en place ?
Depuis sa menace de boycott lancée le 24 avril, le FRONDEG invoque la violation de l’article 242 du Code électoral, pointant un processus « biaisé » sans notification ni recours effectif à la Cour suprême. Baldé dénonce une inégalité criante qui mine la crédibilité du scrutin, un geste radical après l’échec administratif de ses dossiers.
Cette stratégie de boycott total, inspirée de cas comme le RDR ivoirien en 2000 ou le FPI en 2011, risque de priver le FRONDEG de toute implantation locale et parlementaire pour les 6-7 ans à venir, jusqu’aux présidentielles potentielles.
Sans sièges, militants et financements pourraient fondre face à une opposition éclatée, rendant un retour improbable.
Pourtant, ce retrait pourrait ébranler le gouvernement en colportant l’image d’un vote truqué et non inclusif à un mois du jour J. Des boycotts passés ont délégitimé des assemblées et forcé des dialogues, surtout si d’autres partis emboîtent le pas.
Pari audacieux : suicidaire à court terme pour le FRONDEG, mais potentiellement dévastateur pour le pouvoir s’il unifie l’opposition et expose ses failles. La réaction des autorités et l’effet domino dicteront si c’est un coup d’éclat gagnant ou une erreur fatale.
A-Tchol pour Billetdujour.com





































