Qui ou quel régime prendra à bras-le-corps la délocalisation de la décharge de Dar-Es-Salam  ? Une initiative qui pourrait enfin mettre un terme à la pollution quotidienne subie par les habitants de cette partie de la commune de Gbessia.

Car, il faut bien le dire, les habitants de cette localité n’en peuvent plus. Ils sont dépassés par le fléau de la pollution atmosphérique au quotidien. Ceux qui en avaient les moyens ont déjà quitté les lieux. En revanche, la majorité, contrainte de rester, vit dans un danger sanitaire permanent. Les conséquences sont nombreuses : pathologies respiratoires, hydriques, dermatologiques, ophtalmologiques, particulièrement chez les tout-petits et les personnes âgées.

Jusqu’en 2020, la pollution atmosphérique de la décharge s’étendait sur un rayon de 1 000 mètres. Aujourd’hui, la fumée lourde, chargée de particules toxiques, atteint les environs du carrefour de Koloma-Bambéto, au grand désarroi des citoyens, qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Le problème majeur est qu’en dépit de la gravité de cette situation pour la santé publique, les autorités des régimes successifs en Guinée – du général Lansana Conté à Alpha Condé, en passant par les dirigeants actuels – n’ont toujours pas apporté de solution aux préoccupations des habitants de Dar-Es-Salam et des environs.

Visiblement, ce ne sera ni pour demain, ni pour après-demain, et probablement pas avant cinq ans. Les gouvernants manquent déjà d’une stratégie efficace pour la collecte des déchets solides, ne serait-ce qu’au niveau des ménages. Alors, une stratégie pour la délocalisation de la décharge semble encore plus hors de portée.

A-Tchol pour Billetdujour.com