Le président Mamadi Doumbouya a ordonné, par décret du 8 mars 2026, le rappel immédiat de 12 ambassadeurs guinéens, marquant un réajustement majeur de la diplomatie nationale. Cette décision, sans motifs officiels précisés, confie l’intérim aux chargés d’affaires le temps des consultations au ministère des Affaires étrangères.
Diplomates rappelés
La liste cible des postes clés : Alsény Sylla (Côte d’Ivoire), Siaka Sissoko (Nigeria/CEDEAO), Jean Mato Doré (Ghana), Noumoukè Kaba (Éthiopie/UA), Aminata Koïta (Chine), Aliou Barry (Allemagne), Nyankoye Haba (Russie), Senkoun Sylla (France), Mamadi Traoré (Koweït), Fatoumata Kaba (USA), Aminata Kobélé Keïta (Italie/ONU Rome), et Jean-Baptiste Grovogui (OIF). Ces figures représentent l’Afrique de l’Ouest, les puissances globales et les organisations multilatérales.
Contexte réformateur
Depuis le coup d’État de 2021, Doumbouya consolide son emprise, comme en 2022 avec 34 rappels d’ambassadeurs de l’ère Alpha Condé. Cette vague s’inscrit dans une logique d’évaluation de la loyauté, des performances et de l’alignement sur les priorités économiques (investissements, exportations).
Enjeux géopolitiques
En Afrique, elle vise à mieux contrôler les voisins et la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) face aux sanctions. Mondialement, elle optimise les liens avec la Chine, la Russie, les USA et l’Europe. Les risques de retards diplomatiques existent, mais cela prépare des nominations fidèles à l’agenda des autorités pour une souveraineté accrue.
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