Ce 24 avril 2026, la mémoire de Papa Wemba, disparu sur scène le 24 avril 2016 lors du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA) à Abidjan, est célébrée à travers plusieurs hommages en Afrique et en diaspora. Dix ans après sa mort brutale, l’artiste congolais, de son vrai nom Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, reste une figure emblématique de la rumba, du soukous et de la SAPE, dont l’héritage continue de nourrir la musique et la culture africaine.
Des commémorations à Kinshasa
À Kinshasa, le Musée national de la rumba organise un hommage sur trois jours, du 24 au 26 avril, sous le titre « Maître d’école : Bilembo ya Papa Wemba ».
Cette exposition mêle musique, mode et mémoire, avec des prestations d’anciens membres de Viva La Musica, de jeunes talents et de spectacles de danse, ainsi que des expositions dédiées à la SAPE, à laquelle Papa Wemba s’est longtemps voué avec passion.
Les organisateurs insistent sur le fait que, si l’homme a disparu, l’artiste demeure plus vivant que jamais dans les cœurs et les rythmes africains.
Abidjan et la diaspora
En Côte d’Ivoire, Abidjan, où est née sa disparition tragique, commémore elle aussi le dixième anniversaire de son décès par des activités culturelles et musicales, rappelant le rôle clé de Papa Wemba dans la promotion de la scène musicale ivoirienne et de la SAPE.
Ailleurs, des manifestations se multiplient dans la diaspora : concerts et hommages sont prévus à Anvers (Belgique) et Paris, témoignant de l’emprise durable de son image sur les communautés africaines à l’étranger.
Un héritage artistique et culturel
Papa Wemba, formé à la rumba congolaise et porté sur les scènes internationales grâce à des collaborations avec des artistes occidentaux, reste un symbole de l’Afrique moderne, plurielle et ouverte au monde.
Son engagement dans la SAPE, mouvement de « sociétés d’esthètes et de personnes élégantes », a fait de lui l’un des rares artistes capables de faire dialoguer la musique populaire et la haute esthétique vestimentaire, transformant la scène en grand défilé de mode.
Ainsi, la commémoration de son décès n’est pas seulement un acte de deuil, mais une célébration active de son héritage, à la fois musical, stylistique et identitaire, qui continue de séduire les nouvelles générations de mélomanes et de “sapeurs”.
Smkaré Yôgbô pour Billetdujour.com





































