La Cour pénale internationale (CPI) resserre l’étau sur le dossier des massacres du 28 septembre 2009. Une délégation menée par le Procureur adjoint, Mame Mandiaye Niang, est arrivée à Conakry pour une mission de suivi décisive. Reçue par le Premier ministre et le Garde des Sceaux, elle réaffirme le principe de complémentarité : la Guinée garde la main sur les poursuites, mais sous surveillance internationale accrue.

Cette visite tombe à pic, alors que le tribunal criminel délocalisé de Dixinn juge le colonel Bienvenu Lamah, figure clé de ce drame qui a fait plus de 150 morts. « Le Bureau du Procureur Karim Khan maintient la pression pour que la dynamique de reddition de comptes ne s’essouffle pas », soulignent des sources proches de la délégation.

Las, le procès patine : l’audience a été renvoyée de deux semaines, au grand dam des victimes et de la défense. Ces reports, mêlés aux tensions politiques guinéennes, alimentent les craintes d’un ralentissement. Pourtant, la CPI veille : primauté guinéenne oui, mais vigilance constante pour éviter l’impunité.

La mission de M. Niang vise à évaluer les avancées et à pousser les autorités à accélérer. Un signal fort pour les familles éplorées, seize ans après les faits, et un rappel que la justice transitionnelle sous Mamadi Doumbouya doit tenir ses promesses.

A-Tchol pour Billetdujour.com