L’administration du Conseil National de la Transition (CNT) tremble sous la pression syndicale. Ce mercredi, des centaines d’agents ont investi les abords du Palais du Peuple pour un sit-in déterminé, dénonçant trois décennies d’injustices. À la manœuvre : l’Union syndicale de l’administration parlementaire, menée par son secrétaire général, Ismaël Gassimou Kalissa.

« Hier, tard dans la soirée, nous avons été saisis par rapport à la situation. Des délégués ont été mandatés pour représenter le bureau syndical », a expliqué Kalissa. Résultat : remise des statuts particuliers signés le 3 avril 2026. Mais le syndicat tempère : « Il y a d’autres éléments tout aussi essentiels, notamment les arrêtés d’application qui déterminent les avantages professionnels. »

Les griefs sont lourds : absence de plan de carrière, non-reconnaissance de l’ancienneté, lacunes en assurance maladie. Un mémorandum d’entente est prêt, mais sa signature attend la validation de la base. Cotisations CNSS en souffrance depuis mars 2021 et dossier FIGAS (paiement des sessions) cristallisent les tensions. « Nous avons constitué un pool d’avocats pour saisir les juridictions compétentes, notamment la CRIEF, où nous serons partie civile », prévient le leader.

Face à un congé parlementaire imposé pour désamorcer, les agents ont bravé l’ordre : « Malgré cela, il y a eu une forte mobilisation ce matin, preuve de l’engagement des travailleurs à arracher leurs droits fondamentaux. » Le syndicat appelle à la vigilance : « Nous appelons les travailleurs à rester mobilisés, car plusieurs points restent non élucidés. »

Ce bras de fer révèle les fractures internes au CNT et met la direction sous pression, alors que les négociations patinent.

A-Tchol pour Billetdujour.com