L’ancien président de RDC  a pris la tête du Front pour la pour la refondation de la nation (FRN), né de la fusion de l’AFC/M23, le 12 octobre à Goma. Il s’est donné une mission : renverser l’actuel chef de l’État Félix Tshisekedi.

En servant ses propres intérêts, Kabila sert aujourd’hui ceux du Rwanda. Mais le réduire à une simple marionnette de Kigali serait simpliste.

La nomination de Sultani Makenga, un tutsi congolais ayant servi dans l’armée rwandaise, comme vice-président du Front peut être lue comme un gage de Kigali.

La bipolarisation Kabila-Tshisekedi cadre par ailleurs parfaitement avec le narratif rwandais, selon lequel la guerre dans l’Est est une affaire purement congolo-congolaise.

Les relations Kabila-Kagame ont toujours été empreintes d’une méfiance réciproque. Formé par l’armée rwandaise, Kabila l’a ensuite combattue en 2000. Les rapports entre les deux hommes ont souvent été tendus, parfois exécrables.

Les motivations de l’ancien président sont très claires : condamné à mort par contumace, il aurait franchi le Rubicon parce qu’il n’avait plus rien à perdre. L’annonce du FRN a été faite presque trente ans jour pour jour après le lancement de l’AFDL par son père Laurent-Désiré Kabila.

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