La star tanzanienne Nandy vient de payer cher sa prestation lors de la finale de Miss Univers Tanzanie 2026. Le Conseil national des arts (BASATA) l’a condamnée à une amende de 3 millions de shillings tanzaniens (environ 1 100 dollars) pour une tenue jugée contraire à l’éthique artistique du pays.
C’est lors de la grande finale de Miss Universe Tanzania 2026, organisée au Haddypro Hall de Dar es Salaam, que Nandy, de son vrai nom Faustina Charles Mfinanga, a été remarquée… pour de mauvaises raisons.
Sur scène, la chanteuse arborait une longue robe blanche en tissu ajouré et perlé, donnant une illusion de nudité. Pour le BASATA (Baraza la Sanaa la Taifa), cette tenue franchissait la ligne rouge des normes de décence, dignité et éthique artistique en vigueur en Tanzanie.
Dans une décision rendue publique le 24 septembre 2026, le régulateur des arts a infligé à Nandy une amende de TSh 3 000 000 (environ 1 140 USD).
L’organisateur du concours, Millen Privé & Co. Lifestyle Limited, n’a pas été épargné. Il a également été amendé de 3 millions de shillings et a reçu un avertissement sévère pour avoir autorisé la prestation dans ces conditions.
Face à la sanction, Nandy a choisi la voie de la reconnaissance. Elle a :
Reconnu l’infraction aux règles éthiques du BASATA
Retiré la vidéo de sa prestation de ses réseaux sociaux
Payé l’amende imposée par le Conseil national des arts
Malgré cette sanction, la chanteuse n’est pas suspendue. Elle peut continuer ses activités musicales, mais désormais sous supervision du BASATA, qui surveillera de près ses futures apparitions publiques et contenus.
Cette affaire s’inscrit dans un mouvement plus large de crackdown du BASATA sur le secteur du divertissement tanzanien. Dans la même période, d’autres artistes, comme Harmonize, ont également été sanctionnés pour des clips ou des contenus jugés contraires aux normes morales et artistiques du pays.
Pour les autorités culturelles tanzaniennes, le message est clair : « Aucun artiste n’est trop grand pour échapper aux conséquences » en cas de violation des règles de décence et d’éthique.
Si la prestation de Nandy a fait le buzz sur les réseaux sociaux, elle aura surtout servi de cas d’école pour l’industrie artistique tanzanienne. Entre pression des régulateurs, attentes du public et liberté artistique, les stars du Bongo Flava devront désormais composer avec un cadre de plus en plus strict.
Backsone pour Billetdujour.com





































