Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé, ce mercredi 21 octobre 2026, à une vaste série de nominations au sein des tribunaux de première instance (TPI) de la Guinée. Le décret présidentiel, rendu public à la télévision nationale, redessine la carte judiciaire du pays en désignant de nouveaux présidents de juridiction, juges, juges d’instruction, procureurs de la République et substituts.

Cette décision touche l’ensemble des fonctions clés des TPI, des juridictions de proximité chargées de traiter une grande partie des affaires civiles, pénales et commerciales. Elle intervient dans un contexte de refonte plus large de l’appareil judiciaire guinéen, marquée ces derniers jours par plusieurs décrets concernant également les juridictions spécialisées, les cours d’appel et la Cour suprême.

Selon les informations publiées à la suite de la diffusion du décret, les nominations concernent notamment des juridictions situées dans plusieurs régions du pays, dont Coyah, Dubréka et Boké. Fanta Alama Camara a ainsi été nommée présidente du TPI de Coyah, tandis que Damba Oularé prend la tête du TPI de Dubréka ; Moustapha Diallo devient procureur de la République près le TPI de Boké.

En confiant ces postes à de nouveaux magistrats, le chef de l’État envoie un signal fort sur sa volonté de renouveler les cadres de la justice. Le mouvement, annoncé sur les antennes de la Radiodiffusion télévision guinéenne (RTG), s’inscrit dans une série de décisions prises le même soir et touchant plusieurs niveaux de la hiérarchie judiciaire.

Pour les justiciables, ces nominations pourraient avoir des conséquences concrètes sur le traitement des dossiers, l’organisation des parquets et le rythme des enquêtes. Reste désormais à connaître l’ensemble des noms et les affectations détaillées, ainsi que les priorités que les nouveaux responsables entendront donner à leurs juridictions.

Ce remaniement s’ajoute à d’autres nominations annoncées dans les tribunaux de commerce, du travail et pour enfants de Conakry, ainsi que dans des tribunaux de première instance à formation spéciale de Kindia et Labé.  Il témoigne d’une recomposition accélérée de l’institution judiciaire sous la transition, à quelques semaines d’enjeux institutionnels majeurs pour le pays.

A-Tchol pour Billetdujour.com