À l’extrême nord-ouest du Maroc, à une quinzaine de kilomètres de Tanger, se dresse le cap Spartel.
Ici, la falaise plonge dans les flots et marque la frontière visible entre deux mers. D’un côté, l’océan Atlantique déploie ses houles puissantes ; de l’autre, la Méditerranée étale ses eaux plus calmes.
Le phare, érigé au XIXe siècle, veille sur ce point de passage où les navires s’orientent depuis des siècles.
C’est là que se trouvent les grottes d’Hercule, creusées dans la roche au pied du cap. Selon la tradition, le héros grec s’y serait reposé lors de ses travaux.
Les marins phéniciens, puis romains, ont longtemps considéré cette pointe comme le bout du monde connu.
Les Amazighs, premiers habitants de ces terres, ont transmis une mémoire orale riche de ce paysage façonné par le vent et les embruns.
Via JA





































