Le président de la Fédération patronale des associations professionnelles de presse de Guinée (FEPAP-GUI), Amadou Tham Camara, a lancé un appel appuyé aux pouvoirs publics pour porter la subvention annuelle accordée aux médias privés à 15 milliards de francs guinéens dans la loi de finances initiale de 2027.

« Nous comptons sur votre appui pour que la subvention soit fixée désormais à 15 milliards dans la loi de finances initiale de 2027 », a déclaré Amadou Tham Camara, lors d’une visite de la délégation de la FEPAP-GUI au siège de la Haute Autorité de la Communication (HAC), ce vendredi 30 octobre 2026.

La demande représente une hausse importante par rapport au financement public actuellement alloué à la presse privée. En 2025, l’État guinéen avait versé une subvention annuelle répartie en tranches, dont une première tranche de 3,3 milliards de GNF.

Pour la FEPAP-GUI, ce niveau de soutien ne permet plus de répondre aux difficultés économiques structurelles du secteur : coûts de production élevés, faiblesse du marché publicitaire, précarité des journalistes et concurrence des plateformes numériques.

Élu à la tête de la FEPAP-GUI le 8 octobre 2026, Amadou Tham Camara a fait de la viabilité économique des entreprises de presse l’un des axes majeurs de son mandat. Il défend notamment une fiscalité adaptée, un marché publicitaire plus transparent et une meilleure redistribution des revenus générés par les contenus médiatiques.

Le président de la fédération estime toutefois que la subvention ne doit pas être perçue comme une solution unique. Il plaide pour une stratégie globale associant l’appui de l’État, le renforcement des entreprises de presse et l’assainissement du paysage médiatique.

La revendication intervient dans un contexte où les acteurs médiatiques guinéens alertent sur les conséquences de la fragilité financière des rédactions. « Une presse pauvre est une presse achetable », avait notamment averti Aboubacar Camara, lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse.

La FEPAP-GUI espère désormais que la HAC et les autorités budgétaires relayeront sa requête afin que la revalorisation à 15 milliards de GNF soit inscrite dans le prochain projet de loi de finances.

A-Tchol pour Billetdujour.com