Ce week-end, rendez-vous au monastère de Debre Damo, au nord-est de l’Éthiopie, dans la région du Tigré : un sanctuaire religieux chrétien-orthodoxe perché sur un plateau rocheux accessible uniquement par une corde.
Ce site s’élève à 2 356 mètres d’altitude sur une montagne isolée qui surgit de la plaine.
Le plateau rocheux s’étend sur une superficie limitée de 2 hectares seulement, mais abrite des structures religieuses exceptionnelles : l’église ancienne, aux architectures éthiopiennes distinctives, construite sans clous ; les cellules monacales, creusées partiellement dans la roche ; les réfectoires communaux ; les bibliothèques, qui préservent les manuscrits anciens enluminés.
Fondé au VIe siècle, selon la tradition, par le saint Abu Abreha, qui venait d’Arabie saoudite, le monastère devint un centre d’apprentissage religieux et de production de manuscrits bibliques d’une finesse artistique remarquable.
La vie communale y est spartiate : pas d’électricité, pas d’eau courante ; les moines prient en guèze (langue liturgique éthiopienne), et observent un jeûne prolongé respectant le calendrier religieux orthodoxe.
Le monastère de Debre Damo demeure un sanctuaire religieux en équilibre précaire : l’accès limité le protège, mais l’érosion progressive de la roche et les tremblements de terre occasionnels sont autant de menaces qui pèsent sur lui.
Via Jeune Afrique




































