La capitale guinéenne est au cœur d’une vaste opération coup de poing contre la chicha. L’Office central anti-drogue (OCAD) a présenté ce mardi quatre personnes interpellées et exposé une saisie spectaculaire : 1 309 cartons de charbon de chicha, 168 accessoires, ainsi que des produits pharmaceutiques et alcoolisés utilisés pour transformer les arômes en drogues.
Sous les instructions du procureur général, les patrouilles de l’OCAD ont investi plusieurs quartiers de Conakry. Les saisies ont visé bars, boîtes de nuit et chicha lounges, considérés comme foyers de ravitaillement. « Nous coupons le mal par la racine », a martelé le directeur général Abdoulaye Sangaré, promettant de « nettoyer systématiquement ces fumoirs »
L’OCAD insiste : la chicha est plus nocive que la cigarette.Une séance équivaut à fumer 20 à 40 cigarettes.Elle libère goudron, monoxyde de carbone et substances toxiques.Les risques touchent poumons, vessie et voies digestives.Malgré les campagnes de sensibilisation dans les médias et lieux de culte, la pratique continue de séduire une jeunesse vulnérable.
Les quatre interpellés rejettent toute implication :Moussa Traoré affirme n’avoir été qu’un vendeur de boissons.Thierno Amadou Diallo se présente comme simple employé.Yamoussa Bangoura dit avoir été pris alors qu’il consommait de l’alcool.Rawo Yombouno explique qu’il gérait la page d’un établissement dont le propriétaire réside en Espagne, et que les machines étaient déjà rangées.
L’OCAD annonce une nouvelle phase : cibler les lieux de consommation et les fournisseurs, plutôt que les fumeurs.
Alpha Diaouné




































