Le gouvernement guinéen a annoncé ce mardi 6 octobre, par la voix du ministère de l’Industrie et du Commerce sur la RTG, de nouveaux prix plafonds pour la vente au détail de l’eau embouteillée. Une décision qui intervient dans un pays surnommé le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, où l’accès à une eau potable abordable reste une attente forte des citoyens. 
Les tarifs fixés concernent toutes les gammes : le paquet de 15 bouteilles de 33 à 35 cl est désormais à 25 000 GNF, celui de 12 bouteilles de 50 à 55 cl également à 25 000 GNF, le paquet de 6 bouteilles de 1,5 litre au même prix, tandis que la bonbonne de 19 litres est plafonnée à 20 000 GNF. La consigne pour cette dernière est fixée à 50 000 GNF, remboursable lors de la restitution en bon état.
Les autorités exigent que ces prix soient clairement affichés afin d’éviter toute spéculation. Cette mesure, présentée comme une régulation nécessaire, suscite déjà des interrogations sur son impact réel. Car si la gratuité de l’eau n’est pas envisageable, beaucoup espèrent que ces plafonds permettront de rapprocher les tarifs du pouvoir d’achat des ménages.
Dans un contexte où l’eau est une ressource abondante mais paradoxalement chère pour une partie de la population, il reste à voir si cette tarification sera effectivement respectée et si elle apportera un soulagement tangible aux consommateurs.
Amirou Diallo