Le ministère de l’Industrie et du Commerce de la République de Guinée a publié, le 1er octobre 2026, un communiqué ferme mettant en garde producteurs, importateurs et commerçants contre toute hausse abusive du prix de l’eau embouteillée depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction des plastiques à usage unique.

Depuis le 20 septembre 2026, la Guinée applique strictement l’interdiction de l’importation, de la production et de la commercialisation des objets plastiques à usage unique, conformément au décret D/2024/0172/PRG/CNRD/SGG.

Cette mesure environnementale vise à réduire la pollution plastique, mais elle a aussi fait disparaître du marché les sachets d’eau en plastique, très populaires et accessibles financièrement pour une large partie de la population.

Dans son communiqué, le ministère constate que certains opérateurs économiques ont profité de cette transition pour augmenter les prix de l’eau embouteillée, alors que rien dans la réglementation ne justifie une telle hausse.

Le gouvernement rappelle que :

Les producteurs, importateurs, distributeurs et commerçants sont tenus de maintenir les prix pratiqués avant l’entrée en vigueur de l’interdiction.

Toute hausse injustifiée ou pratique commerciale abusive peut être signalée au numéro vert 142 du ministère, en précisant le lieu de vente, le produit concerné et le prix pratiqué.

Pour accompagner la population, le ministère indique que des dispositions sont en cours pour :

Diversifier l’offre avec des formats de bouteilles adaptés aux besoins des consommateurs.

Promouvoir la commercialisation de l’eau en sachets biodégradables, conformément à la nouvelle réglementation.

Parallèlement, les services de contrôle assurent une surveillance renforcée du marché, avec la possibilité de sanctions pour les opérateurs qui ne respectent pas les règles.

Réactions et tensions sociales

Cette situation intervient dans un climat déjà tendu : des associations de défense des consommateurs, comme l’Union pour la défense des consommateurs de Guinée (UDCG), avaient demandé un moratoire d’un an, estimant que les alternatives restent insuffisantes et que la hausse des prix pénalise les plus vulnérables.

A-Tchol pour Billetdujour.com